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Avec cette réforme décidée par le ministre vaccinosceptique Robert Kennedy Jr., sept vaccins précédemment recommandés à tous les enfants américains ne le sont désormais que pour ceux particulièrement à risque.
Cela concerne les vaccins contre la grippe, l’hépatite A et B, le Covid-19, les méningocoques (à l’origine de méningites), le virus respiratoire syncytial (VRS), ainsi que contre les rotavirus, responsables de gastro-entérites.
Une dizaine d’autres vaccins restent recommandés à l’ensemble des enfants américains.
Ne pas prendre exemple sur le Danemark
Le ministre et son administration « bafouent des décennies de recherche scientifique, ignorent des experts médicaux crédibles et risquent de mettre à rude épreuve les ressources des États et de rendre les enfants américains plus malades », a dénoncé lors d’une conférence de presse le procureur général de Californie, Rob Bonta, qui mène cette procédure avec son homologue de l’Arizona Kris Mayes.
Lors de l’annonce du gros de cette réforme en janvier, l’administration Trump avait justifié son action en disant s’aligner sur la politique vaccinale d’autres pays, en prenant notamment l’exemple du Danemark.
Mais cette modification du calendrier américain pour les vaccins infantiles avait suscité l’inquiétude d’une large partie de la communauté médicale, car le Danemark est un petit pays, avec un système de santé publique centralisé, qui garantit un accès universel aux soins et observe une faible prévalence des maladies.
Des conditions qui n’existent pas aux États-Unis, où le système de santé largement privatisé est moins performant qu’en Europe du Nord.
« Copier le calendrier vaccinal du Danemark sans copier le système de santé danois ne donne pas plus d’options aux familles - cela laisse simplement les enfants sans protection contre des maladies graves », a rappelé mardi Kris Mayes lors de la conférence de presse.
Aux États-Unis, le scepticisme vaccinal déroulé depuis le retour de Donald Trump au pouvoir l’an dernier inquiète. Les taux de vaccination du pays évoluent à la baisse depuis la pandémie de Covid-19 et font craindre le retour de maladies contagieuses mortelles, comme la rougeole.
Avec AFP
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