© Midjourney x What's up Doc
Selon le journal L’union-L’Ardennais, les faits se seraient déroulés le 31 mars dernier, lors d’un rendez-vous d’anesthésie au GHSA, en amont d’une coloscopie.
Après un début de consultation normal, le médecin lui aurait demandé : « Vous voulez pas un homme ? » Puis, face à son refus, il aurait insisté : « Même pour 7 000 ? », avant d’ajouter : « Bon, ben c’est pas aujourd’hui que je vais faire mon business », rapporte L’union-L’Ardennais.
La quinquagénaire affirme également que le médecin aurait lancé, en la raccompagnant, que le jour prévu pour son intervention était « la journée des culs ».
Très éprouvée, elle dit s’être sentie « atteinte dans sa dignité » alors qu’elle se trouvait dans une situation de vulnérabilité médicale. Elle a finalement annulé l’opération prévue, expliquant avoir perdu confiance dans l’établissement.
Une plainte déposée auprès de la gendarmerie
Toujours d’après L’union-L’Ardennais, la patiente a d’abord signalé les faits à un médecin du GHSA, puis à la direction de l’établissement, avant de déposer finalement plainte à la gendarmerie courant juin.
« Je ne peux pas laisser passer ça », a-t-elle confié à L’union-L’Ardennais, expliquant vouloir éviter que d’autres femmes ne soient confrontées à une situation similaire. Elle affirme d'ailleurs avoir entendu ce jour-là la patiente précédente se plaindre d’une remarque similaire de la part de l’anesthésiste.
Le GHSA respecte la parole de la patiente et la présomption d’innocence du médecin
Sollicitée par le journal, la direction du GHSA a répondu par l’intermédiaire du service communication du CHU de Reims, avec lequel elle est mutualisée. L’établissement confirme avoir reçu la patiente le 5 mai 2026 et indique respecter « le secret de l’enquête » après le dépôt de plainte.
Le GHSA assure mettre en œuvre « les mesures adaptées en veillant à respecter à la fois la parole de la personne se déclarant victime et la présomption d’innocence de la personne mise en cause », affirmant être « pleinement mobilisé pour garantir la sécurité, la qualité de la prise en charge et le respect des droits de l’ensemble des patients ».
L’établissement précise aussi qu’il a été proposé à la patiente de poursuivre sa prise en charge avec un autre médecin, proposition qu’elle a refusée pour l’instant, selon le quotidien régional.
A voir aussi
Thomas Lilti, médecin-réalisateur « d'Hippocrate », accusé de voler le travail de plusieurs scénaristes
80 % des femmes rapportent une atteinte à leur consentement lors d’un examen gynécologique
Dr François Ster, figure de la médecine physique et de réadaptation, s’est éteint à 81 ans