VIH : quand l’hôpital a réappris la culture de la confidentialité

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Dans les années 1980 et 1990, le VIH était pour les patients une double sentence : à la maladie s’ajoutait la stigmatisation qu’elle entraînait. Les établissements ont dû, parfois avec retard, s’adapter pour élever leur niveau d’exigence en termes de secret médical.

VIH : quand l’hôpital a réappris la culture de la confidentialité

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Une pastille rouge, collée sur le dossier. Ou sur les tubes au laboratoire. Dans les années 1980, le sens de ce signe très peu discret était un secret de Polichinelle dans bien des hôpitaux : le patient concerné était séropositif. Il faut se replonger dans l’ambiance des débuts de l’épidémie de VIH pour comprendre ce que cela pouvait signifier en termes de stigmatisation : n’oublions pas que c’est une période où l’on appelait encore communément la maladie « le cancer gay », et où, plus encore qu’aujourd'hui, des idées fausses circulaient sur ses modes de transmission. 

« Nous avons appris en marchant à respecter le secret médical de façon renforcée »

« Quand on a affaire à une pathologie aussi stigmatisante, il faut faire un pas de côté, explique le Pr Gilles Pialoux*, chef du servic

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