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« Nous engageons dès aujourd'hui les travaux nécessaires pour que cette recommandation puisse être mise en œuvre », a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans un communiqué. « Notre objectif est clair : mieux protéger celles et ceux qui risquent le plus de développer des formes graves de la grippe ».
Le calendrier et les modalités pratiques de mise en œuvre seront « précisés et concertées dans les prochaines semaines », selon le communiqué. Il précise d'ores et déjà qu'« aucune sanction » ne sera prise lors de la « première année » d'application de ce dispositif.
Le calendrier de mise en oeuvre « tiendra compte des capacités d'approvisionnement et d'administration afin de prévoir, si nécessaire, une montée en charge progressive et adaptée sur le territoire ».
Un déploiement progressif
Outre le calendrier, les travaux porteront sur « le périmètre précis des établissements et professions concernés par l'obligation ainsi que les modalités de preuve et de contrôle ».
La concertation sera conduite avec les représentants des professionnels et des étudiants, les employeurs publics et privés, les fédérations sanitaires et médico-sociales, les représentants des usagers ainsi que les acteurs de la santé au travail.
Dans un avis très attendu publié lundi, la Haute autorité de santé a recommandé de rendre obligatoire la vaccination annuelle contre la grippe pour tous les professionnels de santé, les étudiants des filières médicales et paramédicales ainsi que les personnels des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées.
Pour entrer en vigueur, cette préconisation doit faire l'objet d'un décret précisant ses modalités et les personnels concernés.
L'obligation vaccinale se justifie au regard de « l'ampleur du fardeau sanitaire » de la grippe et du « risque augmenté » de sa transmission par des professionnels aux personnes soignées ou hébergées en milieu de soins et médico-social, explique la HAS.
La grippe 2025/26 a fait 12 700 morts, contre 17 900 un an plus tôt lors d'une épidémie particulièrement violente. Elle coûte 1 à 2 milliards d'euros et pèse fortement sur le système de soins (hospitalisations, réanimations, mortalité, consultations, soignants en arrêt maladie...).
Avec AFP