Proposition de loi sur les excès de la financiarisation de la médecine : ce que cela changerait pour les médecins

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Une proposition de loi portée par le député Thibault Bazin veut mieux encadrer la financiarisation de l’offre de soins. Dans le viseur : les montages capitalistiques complexes, les chaînes d’investissement opaques et les risques de perte d’indépendance médicale. Pour les médecins, le texte ne changerait pas directement l’acte de soin, mais il pourrait peser sur les conditions d’exercice en société, notamment dans les SEL et les structures financées par des capitaux extérieurs.

Proposition de loi sur les excès de la financiarisation de la médecine : ce que cela changerait pour les médecins

© Midjourney x What's up Doc

Déposée à l’Assemblée nationale le 23 juin, la proposition de loi « portant mesures visant à lutter contre les excès de la financiarisation en santé » vise d’abord à remettre de la transparence dans les structures d’exercice. La CSMF, dans un communiqué publié le 26 juin, dit soutenir la démarche générale, tout en demandant que les syndicats représentatifs soient pleinement associés à son suivi.

Plus de transparence sur les sociétés d’exercice

Premier changement : les structures d’exercice devraient transmettre davantage d’informations aux Ordres professionnels. Il ne s’agirait plus seulement de communiquer des statuts ou des contrats, mais aussi la liste des associés, la composition du capital, les droits de vote, les conventions organisant les pouvoirs de direction, ou encore l

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