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Les faits se sont produits le 15 juillet, après le refus des professionnelles de santé d’augmenter fortement le dosage de son traitement anxiolytique. Selon les propos rapportés à l’audience, le prévenu leur aurait notamment lancé : « J’ai des amis dehors, je sais ce qu’on va te faire. Je vais te tuer » et « Tu vas voir, je vais te violer ».
Jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, le jeune homme a contesté avoir directement visé les soignantes.
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Il a affirmé que ses paroles étaient dirigées contre lui-même, expliquant qu’il venait d’apprendre la prolongation de sa rétention pour trente jours.
« Elles ne m’ont pas compris. Ce jour-là, je sortais d’une audience devant le juge qui a prolongé ma rétention de trente jours. J’étais très anxieux, j’ai demandé au docteur d’augmenter mon Lexomil », a-t-il déclaré devant les magistrats.
Une médecin arrêtée pendant un mois
Les trois professionnelles ont porté plainte et se sont constituées parties civiles. Me Guillaume Sapata, avocat des deux infirmières, a décrit des menaces « violentes, dures et répétées », prononcées « avec un certain calme assez inquiétant ». Selon lui, les faits les ont affectées psychologiquement.
La médecin, âgée d’une cinquantaine d’années et présentée comme expérimentée, s’est vu prescrire un arrêt de travail d’un mois, accompagné d’une contre-indication à reprendre son activité au sein du CRA.
« Les conditions d’intervention y sont de plus en plus compliquées. Le jour des faits, il n’y avait pas de sécurité particulière », a déclaré son avocate, Me Aurélie Balestro.
La défense a, de son côté, invoqué la situation personnelle et psychologique du prévenu. « Une détresse psychique, voire psychiatrique, sous-tend ce dossier », a plaidé Me Marine Garcia. L’homme, de nationalité algérienne et en situation irrégulière, avait été placé au CRA après une sortie de prison en mai. Son casier comptait deux précédentes condamnations.
Le tribunal l’a déclaré coupable de menaces de mort et de crime et a ordonné son maintien en détention. Il a également prononcé une interdiction du territoire français pendant cinq ans.
Le prévenu devra verser 1 500 euros à la médecin et 1 000 euros à chacune des deux infirmières au titre de leur préjudice moral. Le parquet avait requis un an de prison ferme.
Avec AFP
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