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Quarante-cinq nouveaux cas ont été signalés au cours de la dernière semaine, portant à 110 le nombre total d'infections par le virus depuis le début de la saison 2026, selon l'EODY, l'organisme officiel chargé de la surveillance et des maladies.
Parmi eux, 81 patients ont développé des complications sévères au niveau du système nerveux central, tandis que neuf décès ont également été enregistrés, tous chez des patients âgés de plus de 65 ans, précise l'institution.
La circulation du virus est « particulièrement intense » cette année en Attique, la région d’Athènes, avec une hausse du nombre de cas dans certaines zones et unités régionales, selon l'EODY, qui recommande de prendre des mesures de précaution comme se couvrir, utiliser un répulsif anti-insectes et éliminer les eaux stagnantes autour des habitations.
Le gouverneur de l'Attique, Nikos Hardalias, a assuré avoir pris des mesures pour faire face à la propagation du virus. « Nous avons renforcé de 30% nos actions ciblées contre les moustiques, en intensifiant les pulvérisations terrestres et aériennes » dans la région, a-t-il souligné dans un communiqué.
Ni vaccin ni traitement
Fin juillet, l'Organisation mondiale de la santé avait noté qu'en Europe, « c'est en Grèce que l'on a enregistré la plus forte hausse récente » des cas d'infections de ce virus qui se transmet par la piqûre d'un moustique infecté. En Europe, la plupart des infections chez l'homme surviennent pendant la saison des moustiques, qui s'étend généralement de la fin du printemps à l'automne, avec un pic de transmission entre juillet et septembre.
L'OMS rappelle qu'il n'existe ni vaccin homologué pour l'homme ni traitement antiviral spécifique. Le traitement se limite à la prise en charge des symptômes et aux soins de soutien à l'hôpital pour les cas graves.
D'autres cas d'infections ont été observés en Europe, en Italie, en Espagne, en Macédoine du Nord et en Roumanie.
Le Dr Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, expliquait dans un communiqué du 24 juillet, que « la hausse des températures et l'allongement de la saison estivale offrent aux moustiques davantage de temps et d'espace pour transmettre ce virus ». La plupart des infections sont bénignes.
Mais « toute personne présentant une forte fièvre, une éruption cutanée ou une raideur de la nuque après une piqûre de moustique doit consulter un médecin sans tarder », a souligné Hans Henri P. Kluge.
Avec AFP
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