IVG : en ville, les sages-femmes devancent de loin les généralistes et gynécologues

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Le recours à l’IVG a continué de progresser en France en 2025, avec 259 416 interventions recensées, selon une étude de la Drees. La pratique évolue aussi : quatre sur cinq sont désormais médicamenteuses et une sur quatre est réalisée hors établissement par une sage-femme.

IVG : en ville, les sages-femmes devancent de loin les généralistes et gynécologues

© Midjourney x What's up Doc

 

Au total, 259 416 IVG ont été enregistrées en France l'an passé, soit 7 219 de plus qu'en 2024, précise cette étude réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Le taux de recours a grimpé à 17,8 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, en hausse de 0,5 point par rapport à 2024. Ce taux, qui avait fléchi pendant le Covid, augmente pour tous les âges depuis 2022. 

Le recours à l'IVG reste plus fréquent pour les femmes de 20 à 24 ans (29,7 IVG pour 1 000 femmes) et entre 25 et 29 ans (30,3 IVG pour 1 000).

Il existe d'importantes disparités territoriales puisque le taux de recours standardisé sur l'âge est presque deux fois plus élevé dans les DROM (33 IVG pour 1 000 femmes) qu'en métropole (17 pour 1 000). Il dépasse 45 pour 1 000 en Guadeloupe et en Guyane.

Dans l'Hexagone, le recours à l'IVG est également presque deux fois plus fréquent en Provence-Alpes-Côte d’Azur (23 pour 1 000) qu'en Pays de la Loire (12,6 pour 1 000).

La majorité sont médicamenteuses

La pratique des IVG a beaucoup évolué depuis 20 ans, note par ailleurs la Drees. Si en 2004 elles se déroulaient toutes en établissement de santé, cela ne concerne plus que 53 % d'entre elles en 2025. Les autres sont réalisées en cabinet libéral, en centre de santé ou en centre de santé sexuelle.

La méthode médicamenteuse, utilisée par moins d'un tiers des femmes en 2001 (31 %), l'est désormais lors de quatre IVG sur cinq (81 %). Elle représente également 63 % des IVG pratiquées en établissement de santé.

La hausse du nombre d'IVG observée en 2025 est d'ailleurs portée par les IVG médicamenteuses réalisées hors établissement de santé, précise la Drees.

En ville, les sages-femmes en première ligne

Par ailleurs, la pratique de l’IVG par les sages-femmes libérales, autorisée depuis 2016 pour la méthode médicamenteuse, et depuis 2023 pour la méthode instrumentale, « continue de se développer à un rythme soutenu (+15 % par rapport à 2024) », relève l'étude.

En 2025, les sages-femmes en ont réalisé 65 187 hors établissement de santé, dont 59 680 en cabinet libéral. Les IVG pratiquées par les sages-femmes représentent ainsi une intervention sur quatre. 

Ces professionnelles assurent désormais 54 % des IVG réalisées en ville (cabinet, centre de santé et centre de santé sexuelle), devant les médecins généralistes et les gynécologues, qui se partagent à peu près également le reste de l’activité. 

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/du-refus-la-mission-comment-la-position-des-medecins-sur-livg-change-en-50-ans

Des associations féministes appellent à manifester le 28 septembre pour défendre le droit à l'avortement partout en France. À Paris, le cortège partira de l'Hôtel de ville à 18h30 pour rejoindre la place Vendôme, où se tiendra un rassemblement de soutien à la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Avec AFP

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