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« Une épidémie de choléra a été confirmée depuis le 27 mars à la prison centrale de Mbanza-Ngungu », située dans la province du Kongo Central (ouest) à environ 150 km de la capitale Kinshasa, a indiqué le ministre congolais de la Justice Guillaume Ngefa dans un communiqué transmis à l'AFP.
« À ce jour, 11 détenus ont malheureusement succombé à la maladie, tandis que 74 cas de contamination ont été recensés sur une population carcérale d’environ 800 détenus », a-t-il déclaré.
Selon lui, le « niveau de propagation est particulièrement préoccupant ».
Des conditions de détention favorables à une épidémie
En RDC, la plupart des prisons sont héritées de l’époque coloniale. De nombreux détenus y dorment à même le sol, manquent d’eau potable, et disposent d'un accès limité aux soins de santé.
La promiscuité accélère la propagation des maladies, notamment le choléra, la tuberculose et le paludisme.
« Des équipes médicales ont été déployées » à la prison de Mbanza-Ngungu « afin d’assurer une prise en charge continue des malades, ainsi que des actions de prévention, incluant la vaccination », a assuré le ministre de la Justice.
Il a annoncé des mesures d’assainissement, de désinfection et de contrôle de la qualité de l’eau potable, ainsi que « la suspension temporaire des nouvelles admissions au sein de l’établissement ».
En RDC, nombre de détenus passent plusieurs années, voire des décennies, avant d'être jugés.
Plus de 15 000 détenus, dont seulement 2 540 condamnés, s'entassaient en juillet 2024 dans la prison centrale de Makala à Kinshasa, la plus grande du pays, construite pour en accueillir 1 500, selon le ministre de la Justice d'alors, Constant Mutamba.
Au moins 129 personnes y avaient été tuées, dont 24 par balles, dans une tentative d'évasion en septembre 2024.
Quarante-sept détenus s'étaient également évadés en août de la prison d'Idiofa, dans le sud-ouest de la RDC.
Avec AFP
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