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Mongbwalu, cité de quelque 130 000 habitants située dans la province congolaise de l'Ituri (nord-est), est le foyer de l'épidémie qui a déjà tué 204 personnes sur 867 cas suspects dans ce pays de plus de 100 millions d'habitants.
Dimanche soir, « un groupe de jeunes a attaqué l'hôpital à quatre reprises. Ils voulaient récupérer le corps d'un berger catholique décédé des suites de la maladie Ebola », a affirmé à l'AFP un responsable hospitalier sous couvert de l'anonymat. Il a précisé que le corps était celui « d'une figure emblématique bien connue, un leader religieux de Mongbwalu ». Des militaires sont intervenus pour disperser la foule avec des tirs de sommation.
« La nuit d'avant-hier, mon véhicule a été touché » par des jets de pierre, et ces tensions « bloquent les activités de riposte » à l'épidémie, a ajouté la source médicale. Une autre source hospitalière a confirmé les incidents.
Une tente d'isolement posée près de l'hôpital avait déjà été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi. Aucun blessé n'avait été à déplorer.
Un million de personnes entassées dans des camps
Au cours des épidémies précédentes en RDC, la méfiance d'une partie de la population avait déjà créé des incidents.
Des dizaines de tonnes de matériel ont été envoyées et des équipes de l'OMS déployées, mais la riposte tarde à s'organiser en Ituri, province mal desservie par les routes et déchirée par des violences.
Sa population est estimée à plus de huit millions d'habitants, parmi lesquels plus d'un million de déplacés sont entassés dans des camps.
L'actuelle épidémie de maladie Ebola en RDC est causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe à l'heure actuelle ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu'à 50 %. L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.
L'épidémie, qui pourrait durer plus de deux mois, présente toutefois un risque faible au niveau mondial, selon l'OMS.
Avec AFP
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