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« Cette décision repose sur l'examen de données de sécurité déjà connues et n'est pas liée à une quelconque nouvelle donnée de sécurité défavorable », a affirmé Valneva dans un communiqué publié tard mercredi.
« Elle n'affecte pas les autorisations de mise sur le marché d'Ixchiq dans l'Union européenne, au Canada, au Brésil ou dans les autres territoires où Ixchiq est actuellement commercialisé », est-il aussi précisé.
Le vaccin, lancé au Royaume-Uni mi-2025, n'y a pas été « distribué activement [...] depuis plusieurs mois », précise le groupe, « en raison de faibles ventes auprès des voyageurs ».
Aucun produit n'étant actuellement disponible sur le marché britannique, Valneva dit s'attendre à « n'engager aucun coût lié à un rappel de produit » et anticipe un impact extrêmement limité sur son chiffre d'affaires total futur. La société a fait savoir qu'elle n'allait pas faire appel de la décision.
Toujours déconseillé aux seniors en France
Le vaccin Ixchiq du laboratoire Valneva, l'un des seuls disponibles contre le chikungunya, s'est heurté à plusieurs difficultés en 2025. Aux États-Unis, sa licence a été suspendue fin août après quatre nouveaux cas d'effets indésirables graves, sur fond d'inflexion vaccino-sceptique de la politique sanitaire de l'administration Trump.
En France, son déploiement avait été auparavant perturbé outre-mer à cause de plusieurs signalements d'effets graves, tous chez des personnes âgées, dont au moins un décès dans le département français de La Réunion, frappé début 2025 par une épidémie majeure de chikungunya.
Pour les plus de 65 ans, le vaccin avait vite été suspendu par la France, puis par l'Union européenne. L'UE a autorisé à nouveau le vaccin en juillet 2025, jugeant que ces effets secondaires ne remettaient pas en cause son intérêt contre une maladie particulièrement à risque chez les plus âgés. Mais la France continue de recommander de ne pas utiliser ce vaccin chez les seniors.
Ixchiq est aussi contre-indiqué chez les personnes au système immunitaire affaibli par une maladie ou un traitement médical, rappelle l'ANSM après un nouveau cas de mésusage chez un patient immunodéprimé.
Avec AFP