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L’association Asalée, qui emploie environ 2 000 infirmières en France, est désormais en quête d’un repreneur, après avoir été placée mardi en liquidation judiciaire avec continuation d’activité par le tribunal des affaires économiques de Paris, a-t-on appris de sources concordantes.
La liquidation judiciaire est prononcée par un jugement du 29 septembre, avec une « activité maintenue jusqu’au 30 décembre 2026 », indique un avis du tribunal des affaires économiques vu par l’AFP.
Le délai pour les offres de reprise est fixé « au 30 novembre à 17h00 », selon cet avis.
La liquidation judiciaire avec continuation d’activité avait été demandée par les administrateurs et mandataires judiciaires, selon des sources concordantes.
La présidente de l’association, le docteur Margot Bayard, avait réclamé à l’inverse une poursuite d’activité, proposant de refonder l’association sous une forme de Scic, société coopérative d’intérêt collectif.
Une activité maintenue jusqu’à fin décembre
Sollicitée par l’AFP, l’Assurance maladie a fait savoir qu’elle « continuerait à soutenir l’association » pendant la suite de la procédure.
Asalée a été créée en 2004 dans les Deux-Sèvres, pour permettre de salarier des infirmières faisant de l’accompagnement thérapeutique auprès de médecins généralistes.
L’association a connu un développement national avant d’être placée en redressement judiciaire il y a 6 mois, sur fond de conflits récurrents avec l’Assurance maladie, son unique financeur à hauteur de quelque 100 millions d’euros par an.
Une gestion épinglée par l’Igas en 2025
L’Igas, l’Inspection générale des affaires sociales, avait épinglé en juillet 2025 la gestion de l’association, dans des termes particulièrement sévères.
Le rapport relevait notamment des « insuffisances en termes d’organisation et de pilotage » et « un certain nombre d’irrégularités notamment au regard du droit des associations, du travail ou encore de la commande publique ».
Le rapport préconisait aussi un « changement de posture » de l’association, dont les réponses se traduisent « plus par des invectives à l’encontre de l’administration que par l’apport d’éléments factuels ».
Les infirmières Asalée accompagnent notamment les patients atteints de pathologies chroniques : diabète, troubles cardiaques, asthme, troubles du sommeil.
Avec AFP