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Admis le 31 décembre 2025 à l’hôpital Sainte-Musse de Toulon pour des douleurs abdominales, Robert Louiso est décédé le 12 janvier suivant d’un arrêt cardiaque, rapporte Nice-Matin. Une pancréatite liée à des calculs lui avait initialement été diagnostiquée.
Selon sa famille, son état se serait fortement dégradé à partir du 5 janvier, avec notamment l’apparition d’un état confusionnel. Sa compagne affirme avoir alerté à plusieurs reprises les soignants. « Je répétais aux infirmiers qu’il y avait un problème. Et on me répétait d’arrêter de m’inquiéter pour rien », témoigne-t-elle auprès de Nice-Matin.
La famille dénonce des manquements dans la prise en charge
Les proches du patient rapportent également au quotidien régional plusieurs épisodes qu’ils considèrent comme des manquements à l’hygiène et à la prise en charge. Ils affirment notamment qu’un scanner annoncé n’aurait finalement pas été réalisé et qu’une perfusion tombée au sol aurait été manipulée sans être nettoyée.
L’état du patient s’étant aggravé, celui-ci a ensuite été transféré en cardiologie puis en réanimation en raison d’une embolie touchant le cœur et le cerveau. Un transfert vers l’hôpital de la Timone à Marseille aurait été envisagé, mais Robert Louiso est décédé avant l’intervention prévue.
Après son décès, sa famille affirme avoir appris auprès du service de gastro-entérologie qu’il avait contracté une infection nosocomiale. Elle assure également qu’un problème de désinfection d’un cathéter lui aurait alors été reconnu. Ces éléments devront désormais être établis dans le cadre de l’enquête.
Me Pierric Mathieu, avocat de la famille, estime auprès de Nice-Matin que « de nombreux éléments remettent en question la bonne prise en charge de ce patient ». « L’enquête permettra de mettre au jour ces éventuels manquements », ajoute-t-il.
L’hôpital a procédé à une analyse interne
Sollicité par Nice-Matin, le centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne-sur-Mer assure comprendre que « dans de telles circonstances, la famille souhaite obtenir des réponses et des éclaircissements sur les conditions dans lesquelles leur proche a été pris en charge ».
L’établissement précise que « les circonstances de cette prise en charge ont fait l’objet d’une déclaration auprès des autorités sanitaires ainsi que d’une analyse interne au sein de l’établissement ».
Il indique enfin ne pas pouvoir entrer dans le détail du dossier : « Compte tenu du secret médical et des procédures engagées ou susceptibles d’être en cours, nous réservons les éléments relatifs à ce dossier aux instances compétentes, auxquelles nous apporterons toutes les informations nécessaires. »
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