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« C'est dangereux et on commence à le voir », a expliqué à l'AFP Alexandre de la Volpilière, directeur adjoint de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), évoquant « une petite dizaine » de cas d'intoxications remontés aux autorités sanitaires.
Les peptides désignent une large catégorie de molécules. Il s'agit de petites chaînes d'acides aminés qui s'assemblent pour constituer les protéines de l'organisme. Reproduites en laboratoire, elles servent de principes actifs à des médicaments bien connus : l'insuline ou, plus récemment, les anti-obésité de type GLP-1.
Mais elles sont aussi vantées, sur certains réseaux sociaux ou des sites commerciaux, pour des bienfaits n'ayant jamais été démontrés scientifiquement : améliorer les performances sportives, ralentir le vieillissement, améliorer la mémoire...
« Sous forme de crèmes, d'injections ou de compléments alimentaires, les peptides sont associés à toutes formes de promesses spectaculaires », rapporte l'Inserm dans une note publiée début 2026. « Pourtant, à ce jour, aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l’humain, n'a confirmé ces effets pour ces usages, et certains peptides présentent même des risques bien réels pour la santé. »
Fermetures de site attendues prochainement
L'AFP a constaté qu'une recherche rapide sur internet permettait de trouver plusieurs sites francophones, mais basés à l'étranger, proposant d'acheter des peptides sous forme injectable.
Dans ce contexte, l'ANSM avertit les consommateurs potentiels que ces sites sont dans l'illégalité et, surtout, font courir des risques au consommateur.
« Soyez vigilants : ne les achetez pas, ne les utilisez pas », prévient l'agence dans un communiqué. « Ces produits n’ont pas été évalués par les autorités de santé et ne sont pas autorisés. Leur composition est incertaine. Leur utilisation peut entraîner de graves problèmes de santé. »
Pour l'heure, néanmoins, l'agence en reste au stade de l'alerte et n'a pas encore pris de mesures concrètes pour faire fermer ces sites. Alexandre de la Volpilière assure que celles-ci ne vont certainement pas tarder.
« On doit respecter un certain cadre juridique et légal mais il est fort probable que l'on prenne des décisions plus fortes dans les prochaines semaines », a-t-il prévenu.
Avec AFP
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