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Le dossier a été examiné le 8 avril par la chambre disciplinaire de première instance des Pays de la Loire, qui doit rendre sa décision dans un délai de cinq à six semaines.
Selon Philippe Delhay, président de l’Ordre des médecins de la Mayenne, une première alerte a été signalée fin 2024. « Nous avons reçu plusieurs signalements, nominatifs, signés. Nous avons convoqué le praticien […] et décidé de saisir la chambre disciplinaire », a-t-il indiqué à Ouest-France.
Des signalements répétés
D’après plusieurs sources citées par le quotidien régional, les faits reprochés évoquent notamment « drague lourde », « propositions déplacées » et des « tentatives d’attouchement ». Certains membres du personnel auraient exprimé leur malaise, refusant de rester seuls avec le praticien, dans un climat jugé « gênant ».
Le médecin concerné, qui a exercé jusqu’en mars 2025 et occupé un temps des fonctions de chef de service, n’exerce plus à l’hôpital depuis le 1er mars 2025. L’établissement précise qu’il a pris une disponibilité pour convenances personnelles.
Un employé, cité anonymement, estime pour sa part qu’il a été « poussé vers la sortie, dans l’intérêt du personnel, du service tout entier et du sien aussi ».
La procédure disciplinaire suit son cours, l’instance ayant mis sa décision en délibéré. Sollicité, l’avocat du praticien n’a pas répondu dans l’immédiat.
Les chambres disciplinaires de l’Ordre des médecins peuvent prononcer différentes sanctions, allant de l’avertissement à la radiation.
Avec AFP
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