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« Trois plaignantes sont recensées, dont une mineure. Il sera jugé en juin prochain », précise sur X la procureure de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard, confirmant une information de médias locaux.
Selon La Nouvelle République qui a révélé l'affaire, ce sexagénaire sera convoqué devant la justice pour « atteinte à l'intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission d’images d’une personne à caractère sexuel », délit passible de deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende.
C'est une adolescente de 16 ans qui avait remarqué le téléphone portable, calé sur une étagère, pendant une consultation en septembre 2024. Sa mère, prévenue, avait à son tour pris rendez-vous avec le médecin et constaté de ses propres yeux la présence du téléphone, avant de porter plainte, indique le quotidien.
Des vidéos compromettantes sur l'ordinateur
Interrogé par les gendarmes fin mars, le médecin a affirmé ne pas avoir filmé l'acte médical lui-même « mais seulement lorsqu'elle s'était déshabillée ».
Selon la radio Ici Touraine, une femme de 23 ans et une autre de 59 ans, qui avaient elles aussi aperçu le téléphone placé par le médecin lors d'une consultation, ont également porté plainte.
Les gendarmes ont découvert des vidéos prises à l'insu des patientes dans ce téléphone ainsi que des fichiers compromettants dans son ordinateur portable, souligne la radio.
De son côté, l'Ordre des médecins confirme être au courant de l'affaire et assure collaborer avec la procureure. L'Ordre le rappelle : le médecin est toujours présumé innocent, mais une condamnation judiciaire pourrait aboutir à sa radiation.
Avec AFP
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