Méningite en Angleterre : un hôpital a tardé à donner l'alerte, a priori sans conséquence sur l'épidémie

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Un hôpital public britannique reconnaît avoir tardé à signaler aux autorités sanitaires un cas de méningite, comme le veut la procédure. Ce retard n'aurait toutefois pas eu d'impact significatif sur l'épidémie en cours. 

Méningite en Angleterre : un hôpital a tardé à donner l'alerte, a priori sans conséquence sur l'épidémie

© Midjourney x What's up Doc

 

L'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a été informée pour la première fois d'un cas de méningite par l'hôpital Queen Elizabeth The Queen Mother (QEQM), situé à Margate dans le Kent, dans l'après-midi du vendredi 13 mars.

Admis à l'hôpital mercredi 11 soir, ce patient présentait dès jeudi 12 à la mi-journée des signes laissant suspecter une méningite. L'équipe médicale a toutefois choisi d'attendre la confirmation de laboratoire, reçue vendredi.

Au Royaume-Uni, les hôpitaux ont l'obligation de déclarer les cas de méningite sous 24 heures. La confirmation de laboratoire n'est pas obligatoire pour lancer l'alerte.

« Nous reconnaissons qu'il y avait une occasion, avant que le diagnostic ne soit confirmé, » d'alerter l'UKHSA, a indiqué dans un communiqué le directeur général par intérim du groupement hospitalier dont dépend le QEQM, Des Holden, confirmant des informations de la BBC.

11 000 personnes vaccinées 

Interrogé sur la radio LBC, le ministre de la Santé Wes Streeting a déclaré « prendre l'affaire au sérieux », tout en assurant que ce délai « n'avait pas eu d'impact significatif » sur l'épidémie. « Nous n'avons trouvé aucune preuve de transmission à d'autres personnes liée à ce retard », a-t-il ajouté.

Dans son dernier bilan publié mercredi sur l'épidémie, l'agence de sécurité sanitaire UKHSA fait état de 22 cas d'infection invasive à méningocoque B, dont 20 confirmés et deux en cours d'étude. La veille, ce bilan s'élevait à 23.

Au total, 10 929 vaccins ont été administrés dans le cadre d'une campagne ciblée lancée par les autorités, et 13 512 doses d'antibiotiques ont été distribuées dans le Kent, région où sévit l'épidémie, selon le NHS.

Dans cette épidémie, qualifiée de « sans précédent » par le ministre de la Santé, la majorité des cas sont liés au Club Chemistry, une discothèque de Canterbury fréquentée par des étudiants.

Les deux personnes décédées sont une lycéenne de 18 ans et un étudiant de l'université du Kent âgé de 21 ans.

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Un cas a été signalé en France. Le ministère français de la Santé a indiqué que les autorités sanitaires du pays avaient eu connaissance de ce cas le 12 mars. Les autorités sanitaires britanniques disent avoir été prévenues par leurs homologues françaises le 14 mars.

Avec AFP

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