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Patrick Martin s'exprimait sur France 2, alors que le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé vendredi le lancement prochain de discussions avec les partenaires sociaux sur la question des arrêts maladie.
« Bien sûr qu'il faut faire des économies » dans ce domaine, a-t-il considéré, « parce qu'au-delà de l'effet de base, il y a un nombre d'arrêts maladie de courte durée qui augmente d'une manière parfois suspecte ».
Mais, a-t-il prévenu, « si c'est pour faire supporter aux entreprises et aux salariés, à travers les complémentaires santé, ce que l'Assurance maladie de base ne prendrait plus en charge, ça ne va pas ».
Ni pas la Sécu ni par les mutuelles
Patrick Martin a alors prôné « des arrêts maladie dits d'ordre public, c'est-à-dire (des jours de carence) qui ne soient plus remboursés ni par le régime de base, ni par les complémentaires santé ». « Là, ça aura un effet comportemental », selon lui.
Pour autant, il a souligné que l'expression d'« open bar » des arrêts maladie, employée par le candidat à la présidentielle Édouard Philippe, était une « punchline » qu'il « n'endossait pas ».
Avec AFP