Les allergologues trouvent un nouvel allié. Dans un communiqué, le Syndicat des médecins libéraux (SML) annonce apporter son soutien aux spécialistes et à leurs patients face à la baisse programmée du remboursement de l’immunothérapie allergénique (ITA), plus communément appelée désensibilisation.
À l’origine de la mobilisation : le décret n° 2026-811 du 21 août 2026, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Le texte relève notamment la participation laissée à la charge de l’assuré pour les allergènes préparés spécialement pour un seul individu (APSI) : la fourchette passe de 70-75 % à 85-95 %. En miroir, la part prise en charge par l’Assurance maladie se situera donc entre 5 et 15 %, contre 25 à 30 % auparavant.
Les allergologues demandent une révision du décret
Depuis septembre, les instances de l’allergologie se mobilisent contre cette évolution. La Fédération française d’allergologie a lancé le 8 septembre une pétition, adressée au Parlement, intitulée « Préservons l’accès à la désensibilisation (immunothérapie allergénique) pour les allergiques ». Elle demande au gouvernement de réviser le décret afin que ces traitements soient exclus de la baisse de prise en charge ou qu’une couverture complémentaire suffisante soit garantie.
Le Syndicat français des allergologues (Syfal) a également appelé à signer la pétition, estimant que l’augmentation du reste à charge pourrait conduire certains patients à interrompre ou renoncer à leur traitement.
Le SML craint un renoncement aux soins
Le SML reprend désormais cet argument. L’immunothérapie allergénique constitue, selon le syndicat, « un traitement essentiel pour de nombreux patients souffrant d’allergies respiratoires » et peut notamment réduire le recours aux traitements symptomatiques.
Le syndicat estime qu’une diminution de sa prise en charge pourrait « fragiliser l’accès à ces traitements », en particulier lorsqu’ils doivent être suivis sur une longue période. Le SML demande donc que toute évolution du remboursement soit examinée avec les professionnels concernés et annonce qu’il « suivra attentivement les discussions à venir ».
La mobilisation dépasse désormais les seuls allergologues : plusieurs associations de patients, dont Asthme & Allergies et Allergie France, se sont également associées à la campagne demandant de préserver l’accès à la désensibilisation.
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