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L'UE avait ouvert une enquête fin juin pour une éventuelle entrave à la concurrence. La Commission soupçonnait Sanofi d'avoir abusé de sa position dominante en menant de 2024 à l'automne 2025 une campagne de dénigrement contre un vaccin de l'entreprise australienne CSL Seqirus, le Fluad, concurrent de son propre produit, l'Efluelda.
Sanofi aurait notamment laissé entendre que Fluad reposait sur des preuves scientifiques moins solides qu’Efluelda et présenté son propre vaccin comme le seul recommandé pour les personnes âgées.
Bruxelles a finalement accepté les mesures correctives promises par Sanofi et a décidé de ne pas le sanctionner.
Deux vaccins équivalents
En contrepartie, le groupe français « s'est engagé à communiquer de manière proactive afin de corriger les effets potentiels de messages susceptibles d'avoir induit en erreur au sujet de Fluad », a indiqué la Commission européenne.
L'entreprise devra « s'abstenir de toute communication présentant Fluad sous un jour négatif ou remettant en cause son efficacité », a-t-elle souligné.
Afin de remédier aux effets potentiels de ses communications passées, Sanofi « devra également publier pendant 24 mois sur ses sites internet allemand et français une déclaration reconnaissant que les recommandations nationales considèrent Fluad et Efluelda comme équivalents pour protéger les personnes âgées contre la grippe », et transmettre cette déclaration aux professionnels de santé.
Ces engagements sont obligatoires pour Sanofi. Si l'entreprise ne les respecte pas, la Commission pourrait lui infliger une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d'affaires mondial annuel, ou des astreintes journalières pouvant représenter 5 % de son chiffre d'affaires quotidien mondial, indique-t-elle.
Sanofi se félicite, Sequirus salue la décision
Contacté par l'AFP, le groupe Sanofi a souligné avoir « coopéré avec la Commission tout au long de l'enquête et a pris des engagements visant à clarifier et à garantir la conformité de ses communications relatives à ce vaccin ».
« La Commission européenne a clos aujourd'hui son enquête sur les communications de Sanofi en France et en Allemagne concernant Efluelda, son vaccin antigrippal, sans constater aucune infraction », s'est réjouie l'entreprise.
De son côté, CSL Seqirus « salue la décision de la Commission européenne de rendre juridiquement contraignants les engagements proposés par Sanofi (...) », estimant, dans une réaction transmise à l'AFP, qu'elle « favorise également une concurrence équitable sur le marché des vaccins ».
Avec AFP
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