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Au cours du procès de l'ex-chirurgien pour des violences sexuelles sur près de 300 patients, le parquet de Lorient avait ouvert en mars 2025 une nouvelle enquête préliminaire pour « agressions sexuelles et viols ». Elle concernait « des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées ».
« L'enquête est clôturée depuis peu (février 2026) » et un « nouveau juge d'instruction va être saisi », a précisé à l'AFP Laetitia Mirande, confirmant une information de Ouest-France. « D’autres victimes présumées ont été identifiées », a ajouté la magistrate, sans donner plus de détails.
La justice doit « aller vite »
Joël Le Scouarnec, 75 ans, écrivait minutieusement dans des fichiers le récit des violences sexuelles infligées à ses victimes, majoritairement mineures, dont il indiquait souvent le nom, le prénom et l'âge.
Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers (Vienne) ont, grâce à ce matériel, retrouvé quelque 300 victimes. Mais de nombreux autres noms apparaissent dans ces « carnets » et ces personnes n'ont pas été retrouvées par les enquêteurs.
L'ex-chirurgien a été condamné fin mai 2025 à la peine maximale de 20 ans de réclusion par la cour criminelle du Morbihan pour des viols et agressions sexuelles de 1989 à 2014 sur près de 300 victimes, en majorité des patients mineurs au moment des faits.
Au cours de son procès à Vannes, l'ex-chirurgien avait également avoué devant son fils aîné avoir commis des « abus sexuels » sur la fille de ce dernier, quand elle était âgée d'environ deux ans.
Saluant une « avancée » dans ce dossier, Manon Lemoine, porte-parole du collectif de victimes du pédocriminel, a dit à l'AFP demander à la justice d'« aller vite » car Joël Le Scouarnec pourrait selon elle sortir de prison « en 2030 ».
« S'il y a un procès, ça veut dire qu'on se retrouve avec un accusé qui arrive libre et qui sort libre », a-t-elle ajouté, rappelant que le procès de 2025, au cours duquel Joël Le Scouarnec comparaissait détenu, avait été particulièrement éprouvant pour les victimes.
L'avocate de Joël Le Scouarnec n'a pas souhaité réagir auprès de l'AFP.
Avec AFP