Dr Jean Thévenot.
DR.
Un feuilleton judiciaire qui dure depuis déjà quatre ans. En 2021, quatre salariées ou ex-salariées de l’Ordre d’Occitanie avaient dénoncé des pressions psychologiques et des faits de harcèlement moral. Deux assistantes basées à Montpellier ont porté plainte au pénal et devant le tribunal correctionnel, accusant leur supérieur d’abus de pouvoir, de conduite vexatoire, et même d’avoir exigé l’enregistrement clandestin d’appels téléphoniques.
Saisie d’une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins, la chambre disciplinaire de première instance avait rejeté la demande de sanction en 2022. Mais l’instance nationale a repris le dossier et infligé finalement un blâme au président régional, malgré ses recours.
La justice a reconnu le préjudice moral subi par les ex-salariées
Parallèlement, le Dr Thévenot avait attaqué en justice ses anciennes collaboratrices, leur avocate et plusieurs journalistes de France 3 Occitanie pour diffamation publique. En mai dernier, le tribunal judiciaire de Paris l’a débouté, estimant son action abusive, et l’a condamné à verser 4 000 € de dommages et intérêts à chacune des deux plaignantes. La justice a reconnu le préjudice moral subi par les ex-salariées, et jugé que les faits relayés par la presse étaient bien avérés.
Au-delà de ces rebondissements judiciaires, Jean Thévenot demeure mis en cause dans une procédure pénale toujours en cours pour harcèlement moral et violences psychologiques. L’affaire suit son cours.
Source:
France 3 Occitanie
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