© DR / Midjourney
Pékin a présenté cette candidature comme la manifestation de son attachement au multilatéralisme et à l'ONU à un moment où « le multilatéralisme est attaqué », selon les mots d'une porte-parole des Affaires étrangères, Mao Ning.
« La candidature du Dr Song Li témoigne de la volonté active de la Chine de collaborer étroitement avec toutes les parties pour promouvoir conjointement l'édification d'une communauté de santé pour l'humanité, et démontre son soutien ferme au multilatéralisme ainsi qu'à l'Organisation mondiale de la Santé », a dit Mao Ning lors d'un point de presse régulier.
Titulaire d'un master en médecine clinique, avec une spécialisation en gynécologie-obstétrique, et d'un doctorat en santé publique de l'université de Pékin, Song Li occupe de hautes fonctions au sein de la Commission nationale de la santé chinoise.
Elle a notamment dirigé son département chargé de la santé maternelle et infantile. Elle avait déjà été candidate, sans succès, à la direction régionale de l'OMS pour le Pacifique occidental en 2023.
Une élection prévue en mai 2027
Tedros Adhanom Ghebreyesus, actuel directeur général de l'OMS, est en poste depuis 2017 après avoir été reconduit en 2022, les statuts de l'organisation limitant à deux le nombre de mandats maximum à sa tête.
Le processus en vue de sa succession a débuté en avril 2026, indique le site de l'OMS. Les candidatures devaient être déposées d'ici au 24 septembre, mais Pékin n'avait pas révélé avoir fait acte de candidature jusqu'alors.
Le Conseil exécutif de l'OMS désignera un maximum de trois candidats ou candidates à soumettre à l'Assemblée mondiale de la Santé, qui choisira en mai 2027.
Si elle était élue, Song Li deviendrait la deuxième personnalité chinoise à diriger l'OMS, après Margaret Chan, qui a occupé ce poste de 2007 à 2017.
Avec AFP
A voir aussi
Le Covid fait lui aussi sa rentrée : consultations et passages aux urgences repartent à la hausse