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Prescrit notamment contre l'eczéma atopique ou l'asthme, le Dupixent a représenté 45 % du chiffre d'affaires de Sanofi au deuxième trimestre de cette année (avec plus de 5 milliards d'euros).
Selon un communiqué des deux groupes, Sanofi va verser au moins un milliard de dollars à Regeneron pour développer des anticorps visant les mêmes cibles que le Dupixent. Et le laboratoire américain pourra toucher jusqu'à 7 milliards de dollars supplémentaires si les quatre anticorps visés par l'accord franchissent certaines étapes de développement, d'autorisation et de vente.
Regeneron, qui a inventé le Dupixent mais qui en partage les bénéfices avec Sanofi, pilotera la recherche sur les anticorps, tandis que le groupe français s'occupera de leur commercialisation dans le monde.
On repart sur de bonnes bases
Cet accord scelle aussi la réconciliation des deux partenaires, alliés depuis 2003, notamment après une procédure judiciaire ouverte en 2024 par Regeneron aux États-Unis contre Sanofi, l'accusant de lui cacher des informations sur des contrats liés au Dupixent.
« Les deux sociétés ont résolu leur litige antérieur », ont sobrement résumé les deux entreprises dans leur communiqué.
Belén Garijo, arrivée en mai à la direction générale de Sanofi après le départ de Paul Hudson, a présenté l'accord comme une « première étape délibérée pour relancer le moteur d'innovation de Sanofi ».
Pour préparer l'après-Dupixent, Sanofi a connu plusieurs revers sur ses propres candidats médicaments, comme l'amlitelimab, dont il a renoncé cet été à demander l'autorisation contre l'eczéma atopique.
La relève du Dupixent reste lointaine : un seul des quatre anticorps a commencé à être testé chez l'homme et les trois autres ne doivent l'être qu'en 2027.
Avec AFP
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