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Selon le texte du projet de décret, dont l'AFP a eu connaissance, un médecin ne pourra pas consacrer plus de « 30 % de son temps travaillé » à la médecine esthétique, le reste devant être consacré à l'exercice de la spécialité pour laquelle il est qualifié.
Le texte prévoit toutefois que les médecins qui pratiquent la médecine esthétique à 100 % de leur temps depuis plus de cinq ans disposeront de trois ans pour faire baisser cette activité à 50 % de leur temps.
5 ans d'exercice avant de se lancer
Il précise par ailleurs que les médecins désireux de se lancer dans cette activité très lucrative devront auparavant avoir exercé cinq ans dans leur spécialité d'origine.
Les candidats à la médecine esthétique devront également valider une formation théorique et pratique, dont le contenu va être défini par arrêté par le gouvernement. Les médecins exerçant déjà cette activité pourront bénéficier d'une procédure de validation des acquis.
Le conseil de l'ordre départemental des médecins devra maintenir une liste à jour des praticiens exerçant la médecine esthétique, et les types d'activité pour lesquels il se sont formés (esthétique anti-âge, de la pilosité et des cheveux, du regard et de la plastique oculaire, génitale, de la silhouette).
La médecine esthétique, non remboursée par l'Assurance maladie, s'est développée sans encadrement particulier. Le gouvernement souhaite éviter que cette pratique ne prenne trop de temps médical, en pleine pénurie de praticiens.
Les dermatologues en particulier sont régulièrement accusés de privilégier l'activité esthétique, au détriment des autres soins, même s'ils s'en défendent vigoureusement.
Avec AFP