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Sollicitée par l’AFP, Santé publique France « considère que les conditions ne sont plus réunies pour que le Dr Maisonneuve exerce ses fonctions », confirmant des informations du Monde. Il « a présenté sa démission et elle a été acceptée », selon la même source.
Nommé en mars, Hervé Maisonneuve a omis d’indiquer dans ses déclarations d’intérêts officielles ainsi que sur son blog personnel des sommes versées par Pfizer à sa société de conseil et de formation en rédaction scientifique. Celle-ci a perçu quelque 100 000 euros entre 2021 et 2023, avait révélé le quotidien national cette semaine.
« J’avais oublié ça », a reconnu jeudi soir le médecin de santé publique auprès de l’AFP, ajoutant qu’il était en train « d’actualiser » ses déclarations pour y préciser notamment les clients de la société. Il a également indiqué qu’il préparait une « réponse détaillée » pour expliquer la situation.
La ministre demande d’en « tirer les conséquences »
Celle-ci « porter atteinte à l’exercice des fonctions de référent à l’intégrité scientifique », a estimé la ministre de la Santé Stéphanie Rist dans un courrier daté de jeudi adressé au directeur par intérim de Santé publique France, Etienne Pot.
Dans ce document consulté par l’AFP, elle lui demande de prendre « toutes les dispositions nécessaires afin de tirer les conséquences de cette situation quant à l’exercice par le Dr Maisonneuve de ses fonctions ».
Dans son courrier, la ministre de la Santé a également demandé à l’agence nationale de santé publique de réaliser une « analyse approfondie » de ses procédures « en matière de déclaration, de contrôle et de gestion des liens et conflits d’intérêts », notamment pour les personnes exerçant des fonctions d’expertise, de conseil ou des responsabilités scientifiques.
Médecin de santé publique, Hervé Maisonneuve a une longue expérience de l’évaluation des pratiques professionnelles et technologies de santé, de la formulation de recommandations et d’avis en santé. Il a siégé au comité de rédaction de plusieurs revues scientifiques internationales à comité de lecture et il est membre de l’Office d’intégrité scientifique de l’AP-HP.
Il avait été nommé référent intégrité à Santé publique France pour une durée de trois ans « afin de veiller au respect des principes déontologiques et conseiller l’agence sur la lutte contre la désinformation », avait alors indiqué SpF dans un communiqué.
Avec AFP
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