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+22,8 % : les installations de généralistes s'envolent
Sur douze mois à fin juin 2026, les primo-installations de médecins généralistes libéraux ont progressé de 22,8 %, soit 523 installations supplémentaires par rapport aux douze mois précédents. Une accélération qui confirme la dynamique déjà observée en 2025, avec 2 810 premières installations contre 2 130 en 2024.
Plus encourageant encore, la hausse atteint 28,5 % dans les zones d'intervention prioritaire (ZIP), les territoires les plus fragiles en matière d'offre de soins. Cela représente 182 installations supplémentaires sur douze mois.
Un signal positif pour les déserts médicaux, même si ces chiffres ne tiennent pas compte des départs à la retraite et des cessations d'activité. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de mesurer l'évolution réelle du nombre de généralistes en exercice.
−2,5 % : les généralistes voient moins de patients différents
C'est l'un des chiffres les plus surprenants de ce bilan. Alors que les installations progressent, la file active moyenne des médecins généralistes, c'est-à-dire le nombre de patients différents vus au moins une fois dans l'année, recule de 2,5 % sur douze mois.
Une baisse nettement plus importante que chez les autres spécialistes, dont la file active moyenne diminue de seulement 0,3 %.
Dans le même temps, la patientèle moyenne des généralistes en tant que médecins traitants reste pratiquement stable, à 1 048 patients (−0,4 %).
Autrement dit, les généralistes conservent globalement autant de patients déclarés comme médecin traitant, mais voient en moyenne moins de patients différents dans l'année.
4,1 % : de moins en moins de patients en ALD sans médecin traitant
C'est une autre évolution encourageante. La proportion de patients en affection de longue durée (ALD) sans médecin traitant poursuit sa diminution : elle atteint 4,1 % au 30 juin 2026, contre 4,3 % fin 2025 et 5,6 % fin 2022.
Cette amélioration intervient malgré l'augmentation du nombre de patients en ALD, en hausse de 2,6 % en 2025 par rapport à 2024.
Le résultat reste néanmoins à relativiser : une partie des patients atteints de pathologies chroniques demeure privée de ce suivi médical.
−1 832 : l'Optam perd des adhérents
Fin 2025, 15 461 médecins adhéraient à l'Optam ou à l'Optam-ACO, soit 1 832 de moins qu'en 2024. Au 30 juin 2026, le taux d'adhésion des médecins de secteur 2 à ces dispositifs s'établissait à 45,4 %.
L'Assurance maladie explique notamment cette diminution par le renouvellement des contrats prévu par la convention médicale de 2024, qui a conduit à ne pas reconduire les médecins ne remplissant plus les critères d'éligibilité.
Ces résultats interviennent dans un contexte de débat sur l'avenir de l'Optam, dispositif destiné à encadrer les dépassements d'honoraires. Ils posent notamment la question de son attractivité auprès des médecins de secteur 2.
9 987 : les assistants médicaux poursuivent leur progression
Le dispositif d'aide à l'emploi des assistants médicaux continue de se développer. Au 30 juin 2026, 9 987 contrats avaient été signés depuis son lancement en 2019, toutes spécialités confondues, contre 9 304 fin 2025.
Soit 683 contrats supplémentaires en six mois. L'objectif affiché est de décharger les médecins d'une partie de leurs tâches administratives et organisationnelles pour leur permettre de consacrer davantage de temps aux patients.
Reste une question que ces données ne permettent pas de trancher : cette progression se traduit-elle effectivement par une augmentation du nombre de patients pris en charge ?
Source:
Assurance maladie, Observatoire de l'accès aux soins, résultats au 30 juin 2026, communiqué du 22 octobre 2026.
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