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Sur 10 260 au total, 346 sont réservés aux signataires d’un contrat d’engagement de service public (CESP). Hors CESP, 9 914 postes sont donc accessibles, contre 8 607 l’année précédente. C’est 1 341 postes supplémentaires, soit environ 15 % sur un an, par rapport à l’an dernier.
À elle seule, la médecine générale représente près de quatre postes sur dix. Le nombre de postes hors CESP passe de 3 314 en 2025-2026 à 3 758 en 2026-2027, soit une hausse de 13%.
La progression est massive dans la plupart des subdivisions : +70 postes à l’AP-HP, qui passe de 501 à 571 ; +37 à l’AP-HM (de 168 à 205) ; +25 à Lille (de 193 à 218) ; +22 à Nancy (de 116 à 138) ; +21 à Reims et +21 à Toulouse. Lyon, Rennes et Tours gagnent chacun 20 postes. Seulement deux territoires reculent : Martinique/Guadeloupe, de 66 à 53 postes (-13), et Bordeaux, de 151 à 148 (-3).

Psychiatrie, urgences et pédiatrie : les trois autres grandes hausses
Parmi les disciplines à forts effectifs, la psychiatrie signe l'une des progressions les plus importantes : 554 à 653 postes hors CESP, soit +99 et près de +18 %. Lyon passe notamment de 31 à 45 postes (+14), l’AP-HP de 125 à 135 (+10), Lille de 37 à 45 (+8) et Tours de 14 à 22 (+8).

La médecine d’urgence bondit de 448 à 538 postes, soit +90 et environ +20 %. Nantes gagne à elle seule 8 places, Lyon 7, l’AP-HP 6, tandis que Lille, Bordeaux, Montpellier-Nîmes, Angers et Marseille en gagnent chacun 5. Martinique/Guadeloupe constitue l’exception avec une baisse de 7 à 5 postes.

Même tendance en pédiatrie, qui passe de 386 à 468 postes, soit +82 et plus de 21 %. L’AP-HP concentre une part importante de cette ouverture avec 95 à 125 postes, soit +30. Lille passe de 21 à 28 (+7), Lyon de 18 à 24 (+6) et Bordeaux de 12 à 18 (+6).

L’anesthésie-réanimation progresse elle aussi fortement, de 479 à 540 postes, soit +61. L’AP-HP passe à elle seule de 95 à 113 postes (+18).

Le vrai changement se joue aussi par CHU
Les chiffres nationaux donnent la tendance, mais ils masquent des différences géographiques parfois considérables. Notre guide le rappelle : selon la spécialité, un CHU peut ouvrir plusieurs dizaines de places supplémentaires quand un autre reste stable, voire recule.
Ainsi, l’AP-HP concentre logiquement les plus gros contingents et plusieurs des plus fortes hausses : 571 postes de médecine générale, 135 de psychiatrie, 125 de pédiatrie, 113 d’anesthésie-réanimation, 90 de médecine d’urgence, 58 de gériatrie ou encore 55 de gynécologie-obstétrique.
Mais les mouvements ne se limitent pas à Paris. En psychiatrie, Lyon gagne 14 postes ; en médecine générale, Marseille en gagne 37, Lille 25, Nancy 22 et Toulouse 21 ; en pédiatrie, Lille gagne 7 postes, Lyon et Bordeaux 6 chacun.
À l’inverse, certaines diminutions locales rappellent que la hausse nationale n’est pas uniforme : -13 postes de médecine générale en Martinique/Guadeloupe, -3 à Bordeaux, -2 postes de médecine d’urgence en Martinique/Guadeloupe, ou encore quelques baisses ponctuelles d’un poste dans certaines spécialités.
En somme, le millésime 2026-2027 marque une nette rupture par rapport aux deux dernières année avec une hausse dans toutes les spécialités à l’échelle nationale et une concentration particulièrement forte sur les disciplines aux effectifs les plus importants ou soumises à de fortes tensions.
Mais pour les étudiants, l’enjeu se joue toutefois moins dans le total national que dans la combinaison spécialité + subdivision. Derrière une hausse globale 15 %, les écarts restent importants selon les spécialités et les CHU, faisant du choix de subdivision un élément déterminant pour les futurs internes.
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