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La fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, qui gère plus d'une soixantaine de structures médicales et médico-sociales, principalement à Paris, a été contrainte d'engager un plan de cession de l'ensemble de ses activités en raison de difficultés financières.
Selon le plan de cession arrêté par le tribunal, « 46 établissements seront repris par dix repreneurs, avec une entrée en jouissance le 20 novembre 2026 », a annoncé la fondation dans un communiqué.
Faute de repreneurs, 17 structures vont fermer d'ici le 19 novembre. Parmi celles-ci figurent une dizaine de crèches collectives et familiales, deux centres de PMI, un centre de santé et un service d'aide à domicile.
Les salariés de ces structures ainsi que ceux dont les postes ne sont pas repris par les repreneurs « bénéficieront d'un licenciement économique dans le cadre d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ». Le nombre de salariés licenciés devrait s'élever à « environ 450 ».
La Ville de Paris promet des recrutements
La décision du tribunal représente « une étape particulièrement éprouvante » mais « apporte une forme de soulagement » car les repreneurs désignés « partagent nos valeurs », a commenté Nathalie d'Asaro Biondo, présidente de la fondation. « Leur choix permet d'éviter un démantèlement total, d'assurer une continuité de la qualité des soins ».
Dans une réaction transmise à l'AFP, la mairie de Paris, qui a notamment repris une crèche, a indiqué qu'elle ferait une « offre d'emploi » aux personnels de celles devant fermer. La ville « renforcera » également les centres de PMI municipaux situés à proximité de ceux qui fermeront, « notamment par la création de postes de médecins, afin de garantir la continuité du suivi des femmes enceintes et des enfants ».
Les causes de la débâcle contestées
La Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon avait indiqué en juin avoir reçu 37 offres de reprise dans le cadre de sa procédure de redressement judiciaire, mais plus d'une quinzaine de structures ne figuraient dans aucune de ces offres. Les syndicats se sont dès lors inquiétés de la suppression potentielle de 500 emplois.
En avril, la fondation avait annoncé la décision des administrateurs judiciaires d'engager un plan de cession globale au moyen d'un appel d'offres, « pour préserver le maximum des emplois » et « éviter la liquidation totale ».
« Comme de nombreux acteurs des secteurs sanitaire, médico-social et social, en particulier non lucratifs, la Fondation est confrontée à des difficultés financières », avait-elle expliqué. Citant notamment des « tensions sur les subventions », des « charges nouvelles liées notamment à la hausse des prix et aux dispositions du "Grenelle de la Santé" », auxquelles se sont ajoutées « des causes plus spécifiques liées à la croissance rapide de la fondation depuis 2023 ».
Les représentants du personnel CGT critiquent eux une « gestion financière défaillante » et « un management autoritaire de la direction générale ».
Avec AFP