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Le rendez-vous de la dernière chance a tourné court. Reçus en fin de journée, le 7 novembre, au siège de l'Assurance maladie, les représentants des biologistes libéraux "se sont heurtés à un mur", affirment leurs quatre syndicats dans une déclaration transmise à l'AFP.
Venus négocier une ponction limitée à 250 millions d'euros, comme prévu dans le budget de la Sécu, mais "sur la seule année 2023", ils expliquent avoir au contraire reçu "une nouvelle proposition de rabot plus salée encore que celle envisagée initialement" : 280 millions l'an prochain, puis 322 millions par an jusqu'en 2026.
Dénonçant "la folie austéritaire" de l'Assurance maladie, ils appellent à "l'entrée en grève reconductible de tous les laboratoires de biologie médicale à compter du lundi 14 novembre" et espèrent être suivis par les grands réseaux privés, membres comme eux de l'Alliance de la biologie médicale (Biogroup, Cerba, Eurofins, Inovie, Synlab).
Cette politique de rabot aveugle provoquera la fermeture de laboratoires de proximité
"Cette politique de rabot aveugle provoquera la fermeture de laboratoires de proximité, particulièrement dans les zones rurales et les déserts médicaux", ajoutent-ils, mettant en garde les ministres François Braun (Santé) et Gabriel Attal (Comptes publics) contre "le risque d'une mobilisation générale des libéraux de santé".
L'exécutif semble toutefois peu enclin à changer d'avis. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a en effet déclaré dimanche qu'il n'y aurait "pas de retour en arrière" sur les économies inscrites dans le budget de la Sécu et qu'il n'y avait "pas lieu de réviser cette position".
Avec AFP
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