DR / Midjourney What's Up Doc
Le célèbre chirurgien de la clinique Eiffel-Carré d’Or de Paris est de nouveau dans la tourmente. Après sa mise en examen en 2025 pour cinq faits de violences sexuelles, cinq nouvelles plaintes ont été déposées pour viols, harcèlement sexuel et agressions sexuelles, dont l’une sur mineure, commis entre 2007 et 2023, d’après les informations de Franceinfo.
Au total, 10 femmes l’accusent de violences, autant dans sa sphère privée qu’au sein de sa clinique parisienne. Auditionnée par la police judiciaire de Paris, Andréa* entretenait une relation avec lui après l’avoir rencontré dans un bar parisien et effectué des injections aux lèvres.
Elle décrit auprès de la radio publique Dr Sydney Ohana comme étant un homme « manipulateur, alcoolique, violent et sexuellement prédateur » et ajoute avoir subi des « des humiliations, des violences physiques et psychologiques ».
Plusieurs autres patientes brisent aussi le silence. C’est le cas de Nathalie*, hébergée chez le chirurgien en octobre 2017 alors qu’elle devait subir une opération. Il l’accueille « en peignoir », lui propose de prendre un bain et un soda, puis « tout est alors devenu flou ». Elle se rappelle tout de même qu’il l’a « plaqué sur le lit, a enlevé le pantalon », explique-t-elle, en lui faisant subir un premier viol.
Le parquet de Paris affirme le place sous contrôle judiciaire
Au sein même de sa clinique, une ex-employé affirme aux enquêteurs que son patron « embrassait parfois les patientes sur la bouche, et leur mettait la main aux fesses, comme aux employées » et que cela « apparaissait comme normal dans l'ambiance de la clinique ». Elle explique aussi avoir subi des « avances quotidiennes » du chirurgien et avoir été forcée à embrasser Sydney Ohana.
Si le chirurgien réfute les accusations, il est actuellement mis en examen pour des faits concernant cinq femmes et placé sous le statut de témoin assisté pour au moins trois autres.
Le parquet de Paris a également confirmé son placement sous contrôle judiciaire avec « l'interdiction de quitter le territoire national », « l'interdiction d'exercer la médecine concernant les actes nécessitant la présence physique des patients de sexe féminin », ainsi que « toute activité à la clinique impliquant un contact en présence des représentants des laboratoires de sexe féminin ».
L'Ordre a indiqué que ces accusations seront aussi examinées lors de la « prochaine assemblée plénière début octobre », « dans le but de déférer ce médecin devant la chambre disciplinaire ». Ses avocats, Me Caroline Toby et Me Laurent Benouaich, annoncent que le médecin va « poursuivre sa collaboration active avec la justice, afin que la vérité puisse être établie, et pour certaines accusatrices, rétablies ».
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