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« Cette mesure vise à faciliter un accès plus équitable à ces traitements, disponibles uniquement sur ordonnance », justifie l'ANSM dans un communiqué. Jusqu'ici la prescription initiale de ces médicaments devait être réalisée par un médecin spécialiste en endocrinologie-diabétologie-nutrition mais les renouvellements pouvaient être réalisés par tout médecin.
L'autorité sanitaire avait prévenu fin mai qu'elle envisageait d'élargir les conditions de prescription et de délivrance de ces médicaments de la classe des analogues GLP-1, qui favorisent la perte de poids en imitant une hormone digestive.
Mais ils restent des médicaments de seconde intention
Elle dit dans son communiqué avoir constaté que « la limitation de la prescription initiale aux médecins spécialistes en endocrinologie-diabétologie-nutrition ou compétents en nutrition a pu en freiner l'accès pour certains patients, du fait de délais parfois importants pour consulter un spécialiste ».
Ces médicaments sont des traitements de seconde intention, c'est-à-dire qu'ils ne doivent être prescrits qu' « en cas d'échec de la prise en charge nutritionnelle, et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique », rappelle l'ANSM.
Ils ne doivent « pas être utilisés pour la perte de poids à des fins esthétiques, c'est-à-dire pour la perte de poids chez des personnes sans surpoids, ni obésité et qui n'ont pas de problèmes de santé liés au surpoids » car ces usages inappropriés peuvent exposer à « des effets indésirables parfois graves ».
L'agence maintient ainsi « une vigilance élevée sur l’utilisation de ces médicaments et une surveillance renforcée et continue des risques associés aux aGLP-1 ».
Avec AFP
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