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Âgée de 53 ans et déjà condamnée en 2019 pour vol au préjudice de personnes âgées, la professionnelle de santé a été mise en examen le 10 octobre pour « administration de substance nuisible », « administration de substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner à une personne vulnérable » et « vol facilité par l'état d'une personne vulnérable aggravé par une autre circonstance », précise dans un communiqué le parquet de Nice, confirmant une information de Nice-Matin.
Des somnolences suspectes
L'affaire avait débuté fin septembre, après l'hospitalisation « en raison d'un état de somnolence anormal » d'une résidente d'un Ehpad de la région de Menton, petite ville côtière des Alpes-Maritimes.
« Des analyses révélaient la prise d'un médicament ne faisant pas partie de son traitement. Des faits similaires étaient constatés le même jour concernant une autre résidente, avec le lendemain le constat de la disparition de bijoux », relève le procureur de Nice, Damien Martinelli.
L'aide-soignante vacataire, intervenant au sein de cet Ehpad, a été interpellée le 8 octobre, précise le communiqué. À son domicile, les enquêteurs ont retrouvé « un certain nombre de bijoux et des produits susceptibles de correspondre à ceux » administrés aux résidentes.
Un décès dans le viseur
« Les investigations conduisaient également à s'intéresser au décès d'une résidente d'un autre établissement fin juillet 2026, au sein duquel exerçait cette aide-soignante », note encore le communiqué.
La mise en cause a reconnu « avoir administré des substances à des résidentes et avoir commis des vols mais contestait toute volonté homicide », souligne le parquet.
Cette aide-soignante a justifié ses agissements « notamment par le besoin de financer sa consommation de stupéfiants », d'après la même source.
D'autres victimes à découvrir ?
« Au regard de la nature des faits et du contexte d'addiction, on peut s'attendre à un nombre significatif de victimes », a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.
Dans le cadre de sa condamnation en 2019 pour des faits de vol au préjudice de personnes âgées, l'aide-soignante avait fait l'objet d'une interdiction temporaire d'exercer cette profession pendant deux ans.
Avec AFP
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