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La société implantée à Paris et aux États-Unis s'est positionnée sur « les formes sévères de dermatite atopique et les formes sévères de maladies inflammatoires de l'intestin, maladie de Crohn et rectocolite hémorragique », un domaine qui « répond à des besoins médicaux », a indiqué à l'AFP Frédéric Marrache, co-fondateur et PDG de Bionyra.
« Aujourd'hui, il y a déjà une demi-douzaine de médicaments approuvés » dans ce segment mais malgré cela, « plus de la moitié des patients souffrant de formes sévères de maladies inflammatoires à médiation immunitaire ont une réponse insuffisante aux traitements disponibles à ce jour », a souligné cet ancien dirigeant au sein de la R&D de Sanofi.
Lancement des études dès 2027
Créée en septembre, Bionyra a acquis des droits de molécules existantes pour les développer, dont un anticorps monoclonal auprès de la biotech américaine NovaRock Biotherapeutics sur la dermatite atopique et deux autres auprès de la chinoise TrueLab Biopharmaceutical dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Toutes ces maladies sont liées à un dysfonctionnement du système immunitaire.
Pour sa phase d'accélération, elle a levé 165 millions de dollars, soit environ 143 millions d'euros, auprès des fonds d'investissements français Jeito Capital et Sofinnova Partners, spécialisés dans la santé. Arkin Bio, Sanofi Ventures, Sixty Degree Capital, Vives Partners et Apollo Health Ventures ont également participé à ce tour de table.
Grâce à cette levée, Bionyra, co-fondée avec Sofinnova, compte lancer à partir de 2027 et jusque fin 2028, des études cliniques pour « caractériser le profil de ces médicaments en termes d'efficacité et de tolérance pour les patients ». « Pour nous, ce sera vraiment le moment de vérité », conclut le patron qui dirige pour le moment une vingtaine de personnes.
Avec AFP
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