DR / © Midjourney x What's Up Doc
« J'en ai fini avec la maltraitance médicale », a écrit mardi le comédien Arnaud Denis, dans un dernier message sur Facebook, évoquant son euthanasie en Belgique comme une « délivrance » après « trois ans interminables » de souffrances « dégradantes ».
Arnaud Denis s'est fait euthanasier mardi à l'âge de 43 ans, pour mettre fin à ses souffrances. Il avait été opéré d'une hernie de l'aine droite le 17 juillet 2023, au cours de laquelle une prothèse en polypropylène lui avait été implantée, début d'une descente aux enfers, selon lui.
Il dénonce des « fautes médicales répétées »
Dans un long message sur Facebook, il dénonce l'errance, l'« abandon » et le « déni médical » dont il a été victime depuis son opération, qui a entraîné la dégradation de son état de santé jusqu'à en être réduit à un « état de grabataire ».
Il explique avoir été « victime de fautes médicales répétées » et déplore la minimisation de ses douleurs par le corps médical. Il dénonce aussi la « légèreté » de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) dans le traitement des alertes déclarées par les patients victimes.
Il fustige aussi l'attitude des cliniques privées et hôpitaux qui « refusent de transmettre aux patients implantés les références de leur implant de hernie », décourageant ainsi les patients de faire « des signalements d'effets indésirables ».
« Je dénonce ici la violence d'un système médical qui écrase le malade (...) quand il ne "rentre pas dans les cases" », écrit-il.
Une plainte classée sans suite
« Alors que j'étais en parfaite santé avant cette intervention, il n'y a pas de justice pour les victimes des conséquence iatrogènes de la médecine en France », déplore-t-il encore, en référence au classement sans suite de sa plainte contre X pour blessures involontaires.
Le comédien explique que l'euthanasie est pour lui « une délivrance », refusant à quiconque le droit de le juger, « à moins de vivre 6 mois dans le corps d'un malade d'Encephalomyelite myalgique en état sévère, pour comprendre ce que c'est que l'horreur absolue ».
Avec AFP
Ce parcours est infiniment regrettable. Qui a osé dire à ce garçon « Non.! Ce dont vous souffrez n’a très probablement aucune relation avec cette intervention bénigne. Il s’est passé autre chose pour vous. Cela ne justifie en rien une « euthanasie » ou plus clairement un suicide médicalement assisté. »
Pour nous médecins, c’est le terrible revers de la médaille. Nous rêvons de sauver le monde. Le cauchemar commence avec ceux dont le désir mortifère est de mettre fin à ce rêve.
Bien à vous
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