© Midjourney x What's up Doc
Le Dr Samuel Duhamel, responsable de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Carhaix, se trouvait au Motocultor, un festival de métal, dans le cadre d’un dispositif imaginé avec un infirmier de son service, comme l'explique Le Télégramme. L’objectif est de permettre à des patients suivis en soins palliatifs d’assister à l'évènement, accompagnés par des soignants et des bénévoles.
Cette initiative, baptisée « Rock’n’Roll Duhamel », avait déjà permis l’an dernier d’accompagner des patients sur les concerts de différents groupes de musique, rappelle le journal.
C’est justement le fils de l'une des d'elle que le médecin dit avoir « reconnu tout de suite » jeudi 13 août vers 19 heures. L’homme lui aurait alors reproché la prise en charge de sa mère, décédée depuis.
Selon le récit du Dr Duhamel, l’individu, alcoolisé et très agité, l’a insulté et menacé pendant plusieurs minutes avant de s'en prendre physiquement à lui. « Il me disait qu’il se retenait, car il voulait garder son bracelet du festival. Puis il m’a littéralement envoyé un coup de tête en plein front. Sonné j'ai fait un léger malaise sur place », a témoigné auprès du Télégramme le médecin.
Le suspect interpellé
L’agresseur a ensuite pris la fuite, avant d’être repéré par les agents de sécurité du festival. Les gendarmes ont pu, peu après, procédé à son interpellation.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/medecin-agresse-comment-reagir-pas-question-den-rester-la
Le directeur du Motocultor, Yann Le Baraillec, a dit regretter « profondément » l’incident et être « très triste » pour le médecin. Samuel Duhamel refuse toutefois de mettre en cause le festival, dont il souligne l’accueil. « C'est un individu dans un feuil complexe qui est venu gâcher la fête », estime-t-il, y voyant plutôt un nouvel exemple des violences auxquelles sont confrontés les soignants.
A voir aussi
Médecins sanctionnés pour avoir dénoncé l’homéopathie : le rapporteur public demande l’annulation
« Je vais vous tuer, vous égorger » : une patiente mord, frappe et menace des soignants en réanimation