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« Aujourd'hui, les agent(e)s de la fonction publique hospitalière sont les derniers salariés de notre pays à ne pas bénéficier » d'une participation de l'employeur pour leur complémentaire santé, dénonce ce courrier signé par la CGT, FO, la CFDT, Sud et l'Unsa et rendu public dans une conférence de presse mercredi.
Or, le montant de 400 millions d'euros proposé par l'exécutif pour mettre en place cette nouvelle protection santé « est très insuffisant », selon l'intersyndicale qui estime qu'une enveloppe de « 800 millions d'euros en santé et prévoyance » est nécessaire pour couvrir les besoins.
« Nous sommes d'accord entre nous : si le Premier ministre ne bouge pas » sur le montant mis sur la table, « il n'y aura pas d'accord possible », a déclaré Didier Birig, de la fédération FO des personnels des services publics et de santé.
27€ par agent : trop faible pour les syndicats
400 millions par an, cela revient à une participation de l'Etat « de 27 euros par agent », soit un effort bien inférieur à celui consenti pour la fonction publique d'Etat, a renchéri Eve Rescagnères, de la CFDT Santé sociaux.
La fonction publique hospitalière est la dernière fonction publique à ne pas bénéficier d'un abondement de l'employeur pour la protection sociale complémentaire, abondement qui est obligatoire dans le privé.
Un accord a été trouvé avec les syndicats en 2022 pour la fonction publique d'Etat, et les premiers contrats sont entrés en vigueur le 1er janvier 2025.
Dans la fonction publique territoriale, l'employeur doit participer à la cotisation en matière de santé depuis le 1er janvier 2025.
Les négociations pour la fonction publique hospitalière ont débuté en décembre 2025. Une nouvelle réunion est prévue vendredi avec le ministère de la Santé et celui des Comptes publics.
Avec AFP