© ChatGPT x What's up Doc
« Nous devons écouter les patients et leurs familles qui signalent des effets indésirables liés aux vaccins, et non les ignorer ou les faire douter », a déclaré RFK Jr dans un communiqué annonçant la création d'un centre dédié à la recherche et aux soins de ces effets secondaires ainsi que des mesures visant à faciliter leur déclaration.
Les effets indésirables graves, restant très rares, font l'objet d'une surveillance continue par les autorités sanitaires afin de garantir que le bénéfice de la vaccination reste largement supérieur au risque.
Selon l'OMS, la vaccination permet actuellement d'éviter chaque année entre 3,5 et 5 millions de décès dus à des maladies telles que la diphtérie, le tétanos, la grippe ou encore la rougeole.
L'initiative inquiète les experts
« La question n'est pas vraiment de savoir si nous devons étudier la sécurité des vaccins. Bien sûr que nous devons le faire, mais nous disposons déjà de systèmes » pour cela, a réagi l'épidémiologiste Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses (CIDRAP) de l'université du Minnesota auprès de la radio américaine NPR.
Tout en estimant que davantage de recherche ou de moyens seraient bienvenus, plusieurs experts s'inquiètent des intentions de Robert Kennedy Jr qui a relayé à de multiples reprises de fausses informations sur les vaccins et entrepris, contre l'avis d'une majorité de soignants et de scientifiques, une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.
Cette annonce survient alors que le ministère de la Santé américain a subi d'importantes coupes budgétaires, affectant notamment la recherche sur les vaccins, et que le pays fait face à sa pire épidémie de rougeole en 35 ans, qui a déjà fait cinq morts.
Avec AFP
A voir aussi