« On a des messages pour 2027 » : la puériculture veut peser dans le débat sur la natalité

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Les professionnels de la puériculture veulent faire du désir d’enfant un sujet de la présidentielle de 2027. Ils appellent les pouvoirs publics à agir sur les principaux freins au projet parental.

« On a des messages pour 2027 » : la puériculture veut peser dans le débat sur la natalité

© Midjourney x What's Up Doc

Le marché de la puériculture, qui subit la baisse de la natalité en France, a demandé lundi d'en faire un sujet central de la campagne présidentielle pour « réduire l'écart » entre le désir d'enfant et les naissances.

« Au fond, le sujet, ce n'est pas le désir d'avoir des enfants. Le sujet, c'est la capacité à se projeter », a affirmé Olivier Rigal, vice-président en charge de la puériculture au sein de la Fédération française des industries jouets et puériculture (FFPJ).

« Avoir envie d'un enfant ne suffit plus. Il faut avoir confiance dans les conditions qui permettent de l'accueillir », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'occasion du salon professionnel du secteur, qui se tient lundi et mardi à Paris.

Selon un baromètre de Nova Child commandé par la FFPJ, le désir d'enfant chez les femmes déjà mères est plus élevé qu'au cours des huit dernières années, avec 56 % des mamans qui envisagent d'avoir un autre enfant. En revanche, la confiance en l'avenir de ces personnes est en baisse (à 6,5 % en 2026 contre 7,1 % en 2018).

« Quand on demande aux futurs parents ce qui les préoccupe, ils parlent d'abord du pouvoir d'achat, du climat social, de la santé, de l'environnement ou encore du contexte géopolitique », a développé Olivier Rigal.

Une natalité en berne, un marché qui recule

En parallèle, le nombre de décès en France a dépassé en 2025 celui des naissances pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec 651 000 décès contre 645 000 naissances, selon les chiffres de l'Insee.

Ce déclin de la natalité, qui a affolé les responsables politiques, a également un effet sur les ventes des marchés spécialisés comme celui de la puériculture.

Sur un an (août 2025-juillet 2026), le chiffre d'affaires du marché de la puériculture est en recul de 1,1 %, mais en nette amélioration comparée à l'année précédente où les ventes avaient chuté de 5,2 %. En volume, les ventes ont reculé de 3,8 %.

« On a des messages pour 2027 », a lancé Olivier Marin, vice-président puériculture de la Fédération des commerces spécialistes des jouets et produits de l'enfant (FCJPE).

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Un « Choose Kids » en novembre

Pour « réduire l'écart réel qui existe entre un désir d'enfant et la concrétisation du projet bébé (...) "la réponse doit être extrêmement collective et appréhendée par les pouvoirs publics" », a-t-il poursuivi.

Logement, modes de garde, équilibre entre vie professionnelle et vie familiale... « ce qui permet de se projeter c'est la cohérence de l'ensemble des mesures », a défendu Olivier Marin.

Présente, la Haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a annoncé la tenue de l'événement « Choose Kids » le 9 novembre sur le modèle de Choose France, destiné à attirer les investissements en France.

« Choose Kids, c'est une journée où des investisseurs vont prendre l'engagement, j'espère, d'analyser l'impact de leur industrie sur les enfants et sur la parentalité. Et à l'inverse, féliciter et saluer, donner à voir, ces directions ou ces politiques RH qui font le choix et la place des enfants et des familles au sein de leur parcours », a avancé Sarah El Haïry, expliquant que « des chercheurs et des coalitions internationales » seront présents.

Avec AFP

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