© Midjourney x What's Up Doc
En pleine période d’octobre rose, l’institut Ipsos BVA s’interroge sur les différents freins au dépistage dans leur nouvelle enquête publiée le 23 octobre. L’institut de sondage a mené l’enquête auprès de 2 000 femmes âgées de 40 à 75 ans, pour Infra, une start-up de développement logiciel sur la santé des femmes.
L’étude démontre que le taux de dépistage est assez stable en 2024-2025 par rapport à l’année précédente : 45,7 %, contre 46,6 % en 2022-2023. Ce taux reste tout de même beaucoup moins élevé que l’objectif européen fixé à 70 %, alors que l’Institut national du cancer estime qu'environ 95 000 décès pourraient être évités d’ici à 2054 grâce à un dispositif de dépistage organisé.
Si 27 % des femmes qui ne sont pas à jour sur leur examen déclarent qu’elles n’y pensent pas, 24 % pratiquent l’autopalpation à la place de la mammographie. 20 % d’entre elles soulèvent un manque d’information à ce sujet. 86 % des femmes estiment en revanche qu’elles iraient réaliser l’examen si leur médecin les encourageait à le faire en raison des facteurs de risque.
D’autres femmes estiment que l’examen est trop désagréable ou expriment une peur du résultat, parce qu’elles ne sont pas à jour ou qu’un décès lié à un cancer du sein est déjà survenu dans leur famille.
L’intelligence artificielle pourrait changer le regard sur le dépistage
Et si l’intelligence artificielle pourrait changer la donne ? En tout cas, c’est ce que met en avant l’étude. 66 % des femmes pensent que l’IA pourrait permettre de réaliser des diagnostics plus « précoces » et 49 % imaginent que cette technologie pourrait rendre l’examen moins « agressif ».
60 % d’entre elles pensent même que l’utilisation de l’IA dans le dépistage inciterait plus de femmes à réaliser la mammographie.
À condition que l’IA ne remplace pas le médecin et qu’elle soit sécurisée : 49 % des femmes craignent que cette technologie réduise la capacité d’interprétation des médecins, tandis que 43 % s’inquiètent de la confidentialité de leurs données médicales.
En clair, l’IA dans le dépistage, c’est oui selon les patientes, seulement si elle est réglementée et efficace pour l’examen.