Une intégration sociale limitée

Avec un minimum d’efforts et de respect, nous sommes généralement bien accueillis et intégrés au sein des équipes de soins.

Globalement, les médecins qui nous entourent sont assez jeunes. Les PH ont entre 35 et 50 ans et les agrégés en exil sont plutôt, eux aussi, jeunes et dynamiques et n’ont pas perdu leurs objectifs d’enseignement et de publication.

Si une nonchalance est parfois décrite dans certains services, finalement, Jean-Baptiste dirait plutôt de l’ambiance au travail qu’elle est « jeune, studieuse, dynamique et conviviale ».

Le revers de la médaille, c’est la vie sociale qui se cantonne très souvent à une vie d’expat’.

C’est sans doute à Mayotte que la situation est la plus dure. La barrière linguistique et le fort clivage social avec la population rend les contacts extérieurs délicats. Il devient difficile de rencontrer d’autres Français que des métropolitains, eux-mêmes en exil. Et même si cela permet de croiser des horizons professionnels différents (enseignants, administration…), notre émancipation est limitée.

En dehors de Mayotte, c’est légèrement différent. Le meltingpot reste possible, mais il faut du temps pour réussir à tisser des liens sincères avec les insulaires. Du coup, ceux d’entre nous qui ne restent qu’un semestre n’auront guère le loisir, ni l’occasion de réellement s’intégrer.

Portrait de La rédaction
article du WUD 8

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