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Après avoir posté des « mots durs, voire insultants » dans un fil de discussion « d’un réseau professionnel » LinkedIn, un psychiatre de la clinique Pôle Santé Sud (groupe Elsan) du Mans (Sarthe) a été convoqué devant la chambre disciplinaire de première instance (CDPI) de l’Ordre des médecins des Pays de la Loire.
D'après les informations du média Actu Le Mans le patient qui a porté plainte contre le praticien auprès du conseil départemental de l’ordre des médecins (CDOM) de la Sarthe évoque « des propos choquants et indignes d’un médecin ».
Tout est parti d’une discussion sur ce canal LinkedIn qui évoquait « le suicide d’un vétéran de guerre ». Les commentaires du psychiatre auraient été « ponctués de “ MDR “ », alors qu'il utilisait son compte de médecin, et non via un compte personnel. Il aurait également effectué « des attaques contre la profession de psychologue » et tenu des propos « injurieux » et « sarcastiques » envers « un patient, une femme et un infirmier ».
« La liberté d’expression, un principe qu’il ne faut pas perdre de vue », selon l’avocat du médecin
Le médecin a reconnu devant la chambre avoir eu une réaction « spontanée », tout en défendant sa profession qui aurait été critiquée comme étant à la solde de l’industrie pharmaceutique. Il s’est donc « laissé emporter par la virulence du propos » envers sa discipline.
Malgré les explications du praticien, le CDOM s’est associé à la plainte, estimant qu’il donne « une mauvaise image de la profession de médecin ». L’avocat du psychiatre, Me Alain Dupuy, a tout de même souligné que le plaignant n’était en réalité « pas un patient » du professionnel de santé, et que de ce fait, son cas ne porte pas de préjudice « personnel, direct et certain ». La plainte pourrait donc être jugée comme « irrecevable » pour ce point.
Celui-ci reconnait également que les propos du praticien n’étaient « pas drôles et « inappropriés » mais qu'ils ne feraient pas l’objet d’un « manquement » déontologique. Me Alain Dupuy évoque « la liberté d’expression, un grand principe qu’il ne faut pas perdre de vue », alors que le docteur n’a pas « d’antécédents judiciaire ». Les autres internautes auraient d’ailleurs qualifié les psychiatres comme étant des « charlatans » et des « assassins ».
La CDPI de l’Ordre des médecins des Pays de la Loire rendra son verdict d’ici « cinq à six semaines ».
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