Quand les traitements automatisés dopent l’empowerment des patients

Les traitements automatisés débarquent dans le diabète. Ils offrent aux patients un meilleur confort, renforcent leur engagement dans leur maladie, favorisent leur prise de pouvoir. Paroles de patiente.

Julie P. a été diagnostiquée DT1 en 1997. Depuis, elle suit le traitement « classique » contre son diabète : glycémies par piqûres, injection d’insuline basale rapide, à raison de 4 piqûres par jour. Depuis 6 mois, elle participe à un protocole qui vise à expérimenter un traitement de pompe à insuline automatisée : la glycémie est mesurée en continu par un capteur et, grâce à un algorithme, la dose adaptée d’insuline est délivrée de manière automatique. Le dispositif est couplé à une plateforme qui permet de surveiller ses données sur Smartphone. Elle raconte.

« L’effet le plus notable, c’est une sacrée amélioration de ma glycémie nocturne. Je dors mieux, je me réveille plus en forme. Globalement, il y un meilleur équilibre glycémique, avec moins de fluctuations, et donc moins de fatigue chronique. Ça, bien sûr, c’est un vrai plus.

Mais le plus important à mes yeux, c’est le gain acquis en terme de compréhension de la maladie. Avec toutes ces données en temps réel, je suis dans l’instantanéité : quand il y a une évolution de la glycémie, je peux immédiatement analyser le pourquoi du comment, ce qui tient du facteur humain, de l’alimentation… Ça offre un meilleur discernement, et donc une implication personnelle plus forte.

 

« Ça change les postures ! »

Ça modifie aussi les relations soignants-soignés. Avant, quand il y avait des fluctuations glycémiques, on menait l’analyse après coup. J’allais chez l’endocrino, on tentait de comprendre ce qu’il se passait ; il fallait essayer ceci, ou cela. L’équipe médicale avait son regard, parfois différent du mien. Là, c’est l’équipement qui donne la référence ; l’intention du patient est beaucoup mieux prise en compte, l’autogestion est favorisée. Ça change radicalement les postures !

J’avais un peu peur des systèmes connectés. Peur que ça déresponsabilise le patient, que le dispositif fasse tout le job et que ça nous rende passif. En 23 ans de diabète, j’ai appris à gérer ma maladie, à en devenir actrice ; je ne voulais pas d’un système qui se substitue à moi-même. Mais force est de constater que c’est le contraire : avoir accès à ces données, c’est un très fort facteur d’implication de soi et de prise de pouvoir sur la maladie. »

 

What's up Doc s'engage aux côtés de Medtronic pour améliorer la prise en charge du diabète et rendre les traitements toujours plus intelligents !

Portrait de Marion Guerin

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