© Midjourney x What's Up Doc
Que ce soit la période du Covid-19, les conflits géopolitiques, l’évolution de l’intelligence artificielle ou le changement climatique, ces nombreuses crises pourraient avoir des conséquences considérables pour notre santé d’ici 2100. C’est ce que souhaite démontrer une cohorte de scientifiques à travers le rapport de la commission Lancet sur les menaces sanitaires mondiales du siècle.
Selon Christopher Murray, directeur de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), basé à l’université de Washington, à Seattle (États-Unis) interrogé par Le Monde, « il s’agit de la première analyse exhaustive et quantifiée évaluant un ensemble aussi large de menaces sur un horizon de soixante-quinze ans, à l’aide d’un cadre méthodologique unique et d’un indicateur de santé commun ».
L’objectif de leur étude : mettre en avant les différentes menaces possibles pour alerter les gouvernements et chefs d’État afin de prendre des décisions en anticipation, avec la ferme conviction que l’avenir n’est pas inéluctable », ajoute le scientifique.
Ici, les menaces sont classées en différentes catégories en fonction de l’ampleur attendue des décès et des incapacités : les menaces susceptibles d'entraîner l'extinction de l'humanité d'ici 2100, les catastrophes majeures, les risques et causes majeurs, et le paysage des menaces au sens large.
Obésité, pollution, santé mentale…
La première catégorie comprend notamment les conflits et famines nucléaires, l’utilisation malveillante de l’IA, notamment dans le but de créer des armes biologiques. Des risques comme les collisions d’astéroïdes ou les super volcans ont été écartés en raison de la faible probabilité qu’une telle catastrophe se produise dans les 75 prochaines années.
Parmi les risques catastrophiques majeurs, les maladies comme les cardiopathies ischémiques et plusieurs cancers spécifiques ont été écartées de la catégorie par les scientifiques jugeant que les États mènent actuellement des campagnes économiques et politiques suffisantes pour les contrer.
En revanche, 15 menaces ont été retenues comme la pollution atmosphérique, la consommation de tabac et d’alcool, l’obésité ou encore les troubles de santé mentale pouvant entraîner plus d’un milliard d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques.
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Davantage de décisions politique attendues
L’un des facteurs aggravant de ces risques reste les inégalités sociales. Les scientifiques prennent notamment l’exemple de l’Afrique subsaharienne pour démontrer qu’avec une faible croissance économique et une croissance démographique qui ne fait qu’augmenter, le taux de personnes en extrême pauvreté augmente lui aussi en parallèle, rendant difficile le progrès en matière de santé.
Afin de limiter le risque que ces menaces deviennent réelles, la commission du Lancet appelle les décideurs politique à réagir dès maintenant en renforçant la préparation et la surveillance de ces problématiques tout en investissant dans de nouvelles techniques médicales et technologies climatiques.
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