iDoctor… bon d’accord

TIC et santé, de quoi s’agit-il docteur ?
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) envahissent notre quotidien et le monde de la santé n’y échappe pas. Une de ses applications, la télémédecine, fait l’objet d’une attention toute particulière de notre tutelle, relayée par l’agence régionale de s’inscrire dans le plan stratégique régional de santé finalisé début 2012.
Les TIC peuvent contribuer à assurer à une population isolée relevant d’un territoire déficitaire en professionnels de santé, un accès à une offre de soins et une prise en charge ambulatoire de premier recours de proximité sécurisée. Le développement rapide de dispositifs mobiles connectables via des capteurs intelligents reliés à des serveurs installés dans des établissements de référence, permet déjà de communiquer à distance en temps réel un certain nombre de paramètres et/ou constantes vitales à même d’enclencher un processus d’intervention.
L’exercice de la médecine utilisant les TIC dans la pratique quotidienne traverse une véritable révolution culturelle dont il ne faut aucunement s’effrayer. Au contraire, il s’agit d’un véritable challenge pour demain, pour tout professionnel de santé désireux d’œuvrer en réseaux et filières de soins.
Philippe de Lorme
CHU de Rouen

Le patient partenaire, au cœur de l’hôpital numérique
Au centre hospitalier de l’université de Montréal (CHUM), l’évolution constante des technologies de l’information nous a inspiré une série d’actions. Parmi elles, la création de la fonction transversale de patient partenaire, où le patient et ses proches, devenus experts grâce à Internet, sont activement impliqués dans les soins.
Alors que le CHUM dessert un vaste territoire, les technologies influencent la façon dont l’information circule. La télésanté et les visioconférences permettent de réduire les déplacements des professionnels, d’accélérer les suivis et d’améliorer les soins.
Notre nouvel hôpital en construction, qui ouvrira ses portes en 2016, intégrera les nouvelles techniques d’informations. Nous voulions bâtir un hôpital numérique au service de la performance et du bâtiment et en faveur du rehaussement de l’expérience vécue dans nos murs par le patient et ses proches.
Finalement, le web 2.0 redéfinit nos communications organisationnelles : plus que jamais, nous devons être à l’écoute de notre communauté et en premier lieu de nos patients.
Christian Paire
Directeur général et chef de la direction du CHUM

Etre prêt à évoluer
L’apport des nouvelles technologies dans le domaine de la santé devient une réalité du quotidien. Le groupe Générale de Santé, conscient de cette évolution, travaille sur deux grands axes de développement.
Les aspects pratiques. Prendre un rendez-vous, poser une question simple à son praticien devient d’une grande banalité. Une plate-forme d’assistance 24/24 capable de répondre de façon individualisée aux questions et aux attentes des patients récemment opérés dans un établissement GDS sera bientôt une réalité.
La télémédecine. Des applications impactant très fortement les organisations, comme par exemple réaliser des télé- ou vidéo-consultations préanesthésie dans certaines situations, ne seront bientôt plus du domaine de l’imaginaire.
La concentration des meilleures compétences grâce à l’utilisation des réseaux de transmission d’images sécurisés, ou bien à des interventions complexes soutenues chirurgicalement à distance deviendra très vite une exigence des patients, plus qu’un simple service. Chaque acteur, du patient au praticien, du directeur au pouvoir public, a acquis une maturité suffisante pour repenser ses organisations et sa pratique en continu.
Filippo Monteleone
Directeur général délégué Générale de Santé

Portrait de La rédaction
article du WUD 2

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