L'État du Nevada avait l'intention d'utiliser pour la première fois le fentanyl dans le cocktail de produits destinés à l'exécution d'un condamné à mort. Un juge en a décidé autrement : exécution repoussée.
Les États américains pratiquant encore la peine de mort rencontrent des difficultés grandissantes à faire appliquer les exécutions. Et ce n'est pas nécessairement en raison du travail de fond des associations abolitionnistes qui, pourtant, harcèlent les autorités et la justice sur tous les détails légaux possibles. Ces dernières années, les difficultés émanant de considérations beaucoup plus terre-à-terre ont émergé : les produits utilisés pour les injections létales sont de plus en plus difficiles à trouver.
Un kiff mortel
Les médias américains avaient largement relayé une information qui froisse nombre de leurs concitoyens et a suscité le débat : un condamné à mort allait recevoir une dose de drogue souvent utilisée à des fins récréatives. Avec cette réflexion quelque peu limitée : il n'est pas moral de lui administrer un produit associé au plaisir.
Les produits létaux sont nos amis pour la mort
Les labos se fâchent
Peine perdue ?
Une stratégie sans doute étudiée pour discréditer le système et mobiliser l'opinion publique. Pas enviable pour les détenus, qui subissent des mises à morts plus aléatoires, mais peut-être profitable à moyen terme pour forcer une sortie de la peine de mort. Ou alors pour ressortir pelotons d'exécution, chambres à gaz et guillotines... L'Utah autorise ainsi le recours au peloton d'exécution.
Source:
Jonathan Herchkovitch
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