Covid : le comité d'urgence de l'OMS souhaite une surveillance en temps réel des animaux réservoirs

La chauve-souris le réservoir du Covid ?

Le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le Covid demande aux pays de mettre en place une "surveillance en temps réel" des possibles animaux réservoirs du virus donnant la maladie, selon ses conclusions publiées mercredi 19 janvier.

"La surveillance en temps réel et le partage des données sur l'infection, la transmission et l'évolution du SRAS-CoV-2 chez les animaux permettront de mieux comprendre l'épidémiologie et l'écologie du virus", a dit le comité, qui estime que la pandémie reste assez grave pour mériter le plus haut niveau d'alerte de l'OMS.

Cette surveillance permettra également d'identifier en temps nécessaire les éventuelles apparitions et évolutions de variants chez ces animaux et de pouvoir ainsi évaluer les risques en matière de santé publique, écrivent-ils.

Dans ses recommandations, le comité demande donc aux états membres de l'OMS "d'établir des enquêtes épidémiologiques sur la transmission du SRAS-CoV-2 (donnant le Covid-19, ndlr) au niveau de l'interface homme-animal et une surveillance ciblée sur les hôtes et réservoirs animaux potentiels".

Deux ans après l'apparition du virus, son origine reste assez mystérieuse.

Les experts privilégient la théorie généralement admise de la transmission naturelle du virus d'un animal réservoir - probablement la chauve-souris - à l'homme, par l'intermédiaire d'un autre animal qui n'a pas encore été identifié.

L'hypothèse d'une fuite du virus d'un laboratoire chinois a été alimentée entre autres par l'administration de l'ex-président américain Donald Trump. Certains estiment que les spécialistes de l'OMS n'ont pas eu assez de latitude pour travailler librement durant leur enquête à Wuhan, première ville du monde frappée par le Covid-19 fin 2019.

Le comité d'urgence de l'OMS, qui est présidé par le professeur français Didier Houssin, s'est réuni le 13 janvier, pour la dixième fois depuis le début de la pandémie.

C'est à la suite des recommandations de ce comité que le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait déclaré le 30 janvier 2020 que le Covid constituait "une urgence de santé publique de portée internationale", le plus haut degré d'alerte de l'organisation.

Dans ses conclusions, le comité d'urgence indique avoir convenu la semaine dernière que ce niveau d'alerte reste justifié.

Le comité a convenu "à l'unanimité" que la pandémie "constitue toujours un événement extraordinaire qui continue de nuire à la santé des populations du monde entier, présente un risque de propagation internationale et d'interférence avec le trafic international, et requiert une réponse internationale coordonnée".

Avec AFP

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