A Rennes, les internes aiment la rue de la Soif… et le CHU

Le doyen raconte

Rennes se classe, cette année encore, quatrième au classement What’s up Doc des CHU préférés des jeunes médecins. Le Pr Éric Bellissant, doyen de la fac de médecine, nous explique ce qui fait d’après lui le succès de la métropole bretonne.

 

What’s up Doc. Rennes conserve cette année sa quatrième place au classement What’s up Doc des CHU préférés des jeunes médecins. Est-ce une bonne nouvelle pour vous ?

Éric Bellissant. Oui. C’est la reconnaissance de la qualité de la formation organisée à Rennes. C’est pour moi un élément important car cela valide les options prises par notre faculté.

WUD. Qu’est-ce qui pourrait d’après vous expliquer ce résultat ?

EB. La qualité de la formation y est sans doute pour beaucoup, mais d’autres explications sont probables… Il y a par exemple la localisation très favorable de la ville sur la carte de France : Rennes est à la fois proche de Paris (1h25 dès juillet 2017) et de la mer (40 minutes). C’est aussi une métropole qui compte 66 000 étudiants et qui offre une qualité de vie indéniable, avec une vie nocturne très riche !

WUD. Pourquoi est-ce si important d’avoir les internes les mieux classés ? On pourrait se dire que les CHU doivent former tous les internes…

EB. Simplement parce que les internes les mieux classés sont généralement les plus motivés pour s’investir non seulement dans leur formation médicale, mais aussi dans des activités de recherche. C’est pour moi une dimension importante de la formation des futurs médecins, car ils y apprennent rigueur et esprit critique. Pour l’accompagner, nous renforçons progressivement l’offre de formation « master » de la faculté. Celle-ci comportera en septembre 2017, 20 parcours de master 2 dans des mentions variées : bio-informatique, biologie-santé, microbiologie, santé publique…

WUD. Y a-t-il une compétition entre CHU pour attirer les meilleurs internes ?

EB. Bien évidemment, même si c’est une compétition indirecte. Nous regardons tous comment nous nous situons les uns par rapport aux autres.

WUD. Envisagez-vous des actions particulières pour garder votre rang ?

EB. Je mise principalement sur la qualité de la formation avec l’utilisation de pédagogies innovantes (e-learning, simulation…) et le développement de séminaires transversaux qui mettent l’accent sur des points traditionnellement non-abordés dans les DES : l’environnement professionnel, la fin d’internat et les carrières médicales, les bonnes pratiques cliniques, la communication scientifique…

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Propos recueillis par Adrien Renaud

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