Qualité de vie des étudiants en santé : un centre d'appui voit le jour

Le tout nouveau Centre national d’appui (CNA) a été lancé hier par le gouvernement pour favoriser une meilleure qualité de vie des étudiants en santé. Les fédérations des étudiants en santé exigent des moyens spécifiques à la hauteur des ambitions affichées.

C’est une bonne nouvelle pour tous les internes et les externes. Le Centre national d’appui (CNA) a été officiellement lancé hier par les ministères en charge de la Santé et de l'Enseignement supérieur. Cette structure de coordination nationale a été créée pour favoriser une meilleure qualité de vie des étudiants en santé.
 
Le CNA fait partie des 15 engagements issus du rapport du Docteur Donata Marra « sur la Qualité de vie des étudiants en santé » remis en avril 2018 à Agnès Buzyn. Objectif du rapport: identifier la spécificité des risques auxquels les étudiants sont confrontés durant leur parcours de formation ainsi que les étapes du parcours posant des problèmes particuliers : admission, orientation, diplomation etc...

Missions principales 

Concrètement, le CNA est un centre de ressources qui accomplira les missions suivantes :
 
- proposer des formations et des recommandations visant à développer la qualité de vie des étudiants en santé à destination des formateurs, responsables d'enseignement…
- favoriser et participer à la recherche dans les domaines de la qualité de vie des étudiants.
- contribuer à l'évaluation de l'impact des politiques d'enseignements et de leurs réformes sur la qualité de vie des étudiants en santé.
 
L’ensemble des fédérations des étudiants en santé (Isnar-IMG, Anemf…) ont salué la mise en place « particulièrement attendue » du CNA, dans un communiqué daté du 15 juillet. Elles considèrent en effet que la qualité de vie des étudiants nécessite des mesures d’urgence.

S’adapter aux spécificités des filières

Elles se réjouissent notamment que la question du bien-être des futurs soignants se voit intégrée aux réflexions concernant les chantiers de transformation des études en santé. Mais elles tiennnent à prévenir, qu’en raison des spécificités de chaque filière en santé, « il faudra proposer des mesures communes qui pourront être adaptées à leurs particularités ».
 
Pour autant, « ce dispositif prometteur ne dispose d’aucun financement dédié, contrairement aux annonces initiales des deux ministères », regrettent les fédérations des étudiants en santé. Il est donc « nécessaire que des moyens spécifiques soient alloués au CNA pour assurer son bon fonctionnement et qu’il ne soit pas une mesure d’affichage. »

Des moyens qui devront « être à la hauteur de la tâche qui lui incombe : agir pour le bien-être des futurs soignants et de fait, des patients », conclut le communiqué.

Portrait de Julien Moschetti

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