Gynécologie médicale : MG et sages-femmes s’en mêlent

Allez viens, on est bien

À la suite de l’enquête du Monde mettant en lumière la pénurie de gynécologues médicaux, MG France et l’ANSFL rappellent qu'eux, sont là !

Le 29 décembre, What’s up Doc rapportait les résultats d’une enquête du journal Le Monde, qui a recensé les effectifs de gynécologues médicaux en France, pointant du doigt un cruel manque de praticiens dans certaines communes. La profession paie le prix d’un vide de formation entre 1987 et 2003.

L’information a largement été traitée dans la presse spécialisée et la presse généraliste, ce que n’ont pas manqué de remarquer les syndicats de médecins généralistes et de sages-femmes, autres acteurs de la gynécologie.

Politique de la terreur

L’Association Nationale des Sages-Femmes Libérales (ANSFL) tient à rassurer et informer les femmes. « Toutes ont la possibilité d’être suivies », souligne-t-elle dans un communiqué intitulé « Manque de gynécologues : femmes en danger… Ou la politique de la terreur ! ». « Il ne s’agit que de mieux les informer afin qu’elles connaissent les divers interlocuteurs possibles », y explique le conseil d’administration.

L’ANSFL rappelle en effet que pour les suivis de grossesse, le suivi gynécologique et de contraception, et même pour certaines IVG médicamenteuses, les sages-femmes sont là aussi, tant qu’aucune pathologie n’est détectée.

Allez, juste un petit bout de couverture

Les sages-femmes souffrent encore du manque de reconnaissance quant à leurs compétences en matière de suivi gynécologique, et l’ANSFL profite un peu de la polémique pour rappeler qu’elles sont là… et disponibles. Dans un rapport datant de 2016, l’Ordre des sages-femmes s’inquiétait c'est vrai d’un surplus de professionnelles, notamment en libéral. « Les difficultés à trouver un emploi que rencontreront les futures diplômés dans les années à venir vont fortement s’aggraver », peut-on y lire.

En 2014, le suivi gynécologique ne représentait que 1 % du volume d’actes des sages-femmes, d’après les données de la CNAMTS. Dans un contexte tendu sur le marché du travail, on comprend qu’elles tentent de rassurer les femmes par leur présence. L’Ordre espère récupérer 50 % de l’activité de suivi gynéco d’ici 2030.

Les MG sur tous les fronts

Les médecins généralistes participent aussi. MG France rappelle de son côté que « les médecins généralistes réalisent aujourd’hui la majeure partie des actes de soins apportés aux femmes, notamment en matière de suivi gynécologique et de prévention ».

Le syndicat cite une enquête réalisée en 2017 par l’Union régionale des médecins libéraux de Normandie, qui avait montré que 90 % des médecins ayant répondu assurent tout ou partie du suivi gynécologique de leurs patientes. D’après cette enquête, « 99 % assurent les consultations de contraception. 88 % des médecins généralistes réalisent des frottis de dépistage, 31 % assurent la pose d’un stérilet, 54 % d’implants contraceptifs. Plus de 90 % suivent la grossesse de leurs patientes en lien avec la maternité et 97 % le suivi post-natal de la maman et du nouveau-né », soulignait l’étude.

Encore faut-il trouver, à Aulnay-sous-Bois (93) et à Ivry-sur-Seine (94) – les deux communes sur lesquelles Le Monde dénonçait une absence cruelle de gynécologues médicaux –, un généraliste qui prenne de nouveaux patients…

Source: 

Jonathan Herchkovitch

Portrait de La rédaction

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